HibouJe voudrais dormir.

D'un sommeil profond, régénérateur.

Mais lorsque je me couche le sommeil me fuit. Les pensées m'assaillent. Et je m'avance sur le chemin de l'insomnie. Et plus le temps passe, plus je constate la distance parcourue. L'heure sur le cadran marque en rouge mes performances insomniaques.

Est-ce un des effets du Témodal? Moi qui ai naturellement des difficultés à dormir, disons que les conditions sont réunies pour que je reste éveillée.

Et plus la nuit avance, plus les pensées accélèrent dans ma tête.  Et c'est un cercle vicieux.

J'ai essayé les exercices d'auto-hypnose. Sans grand succès. Sans grande discipline, non plus. Quand passe une heure du matin, je perds un peu mon sens critique. Mon contrôle de moi. J'essaie de garder mon esprit centré sur une idée, la mer bleue, le soleil, la sensation de l'eau sur ma peau... Mais aucune détente. Et bien vite, mes pensées reprennent le dessus.

Je vais en parler à mon oncologue. Mais j'ai bien peur que tout ce qu'il puisse faire pour moi, c'est de me prescrire des somnifères. Et je ne veux pas embarquer là-dedans.

Peut-être aussi est-ce parce que je ne dépense pas assez d'énergie dans mes journées, assise au clavier, écrivant, lisant. Et je me dis aussi que si mon corps a vraiment besoin de sommeil, alors je le trouverai.

J'ai fini par m'endormir à 3h cette nuit. Pour me lever à 6h30, pour la prise de mes médicaments. Ensuite, j'ai somnolé jusqu'à 8h30. Je n'ose pas me coucher l'après-midi, faire une sieste. Pour ne pas racourcir d'autant mes nuits.

Mais ce n'est pas la fin du monde. J'ai les idées claires le jour. Et mes grands accès de fatigue ne sont pas survenus depuis deux jours. Ils ne sont pas directement lié à la qualité de mes nuits...

Bref. Je suis déboussolée.