george_eliot_150J'ai terminé hier soir un autre bouquin pour mon défi littéraire 2007. Cette fois, c'est le roman Silas Marner de la romancière anglaise George Eliot qui était au menu.

Ce roman est, à ce que j'en ai compris, un bon exemple du style de cet auteur. Un style où la description typée des personnages de la campagne anglaise se distingue. George Eliot (Mary Ann Evans de son vrai nom) est une grande romancière et manie l'art de raconter, de faire vivre son histoire, ses personnages. Cependant, dans ce roman comme dans ses autres oeuvres, elle est une intellectuelle qui ne peut s'empêcher de rationaliser, d'expliquer ce qu'elle décrit. Ainsi, des phrases "péremptoires, lourdes de sagesse banale, proférées par une moraliste ex cathedra sont mortelles: le système en mouvement dans lequel nous étions emportés tombe en panne." (Préface par Jean-Louis Curtis).

Silas Marner raconte l'histoire d'un tisserand isolé qui, après quinze années reclus chez lui, à tisser et à amasser de l'or, se fait voler son trésor. Ce vol le pousse à renouer avec les autres habitants du village où il vit. Jusqu'à ce qu'un soir, un petit enfant abandonné vienne s'introduire chez lui. Un autre trésor qui viendra bouleverser la vie de Silas Marner.

Il est à noter que George Eliot figure parmi les plus grands romanciers anglais du dix-neuvième siècle et que sa vie, notamment sa relation de couple avec un homme marié qui dura 24 ans soit jusqu'à la mort de ce dernier, et son engagement intellectuel, ont fait d'elle une figure intéressante de la littérature anglaise.

George Eliot, Silas Marner, le Tisserand de Raveloe. Préface de Jean-Louis Curtis, traduction de Pierre Leyris. Paris, Gallimard, 1966. Coll. "Folio", 314 p.