rothJ’ai (enfin) terminé un autre bouquin pour mon défi littéraire 2007. Cette fois, il s’agit d’un livre de l’auteur américain Philip Roth, La contrevie.

J’ai découvert cet auteur avec ce livre qui n’est ni son premier, ni son meilleur, je crois. Il a reçu une panoplie de prix, mais aucun pour La contrevie. Dans ce roman, comme dans les autres (si j’ai bien compris le concept) Philip Roth se cache derrière son « double » Nathan Zuckerman, qui est lui aussi écrivain juif, pour décrire la société et les Juifs de façon assez sarcastique et intelligente.

Je ne me suis presque pas ennuyée en lisant ce livre. La trame est d’ailleurs assez intéressante, car elle recoupe plusieurs histoires. Mais parfois, on sent que l’auteur se prend à son propre jeu et délire complètement. Un délire dans lequel je ne l’ai pas toujours suivi…

Par manque de temps (ou par paresse?) je vous donne ici la quatrième de couverture :

"Signe de contradiction pour les Juifs, scandale pour les gentils, comment Nathan Zukerman, l’écrivain sarcastique et lucide qui est le double de Philip Roth, pourrait-il –malgré son succès- échapper à la vindicte et à l’opprobre des uns comme des autres? Peut-être bien en imaginant, pour lui même et ses personnages, une contrevie, une vie alternative à la fois nouvelle, imprévue et bizarrement réversible. Car, dans ce roman-miroir, les figures principales sont en abîme, affrontées deux à deux, correspondantes : Nathan et son frère Henry; les deux femmes qui symbolisent pour eux la contrevie et portent le même prénom, Maria (Maria :Marie, visage essentiel de la chrétienté); Shuki Elchanan la colombe et Mordekai Lippman le faucon, en qui s’incarne le dilemme israélien; le fou juif et la folle goy, etc.

Le roman déploie un kaléidoscope de lieux (Newark, New York, Tel Aviv, Jésuralem, un village de Judée, Londres, un village du Gloucestershire, sans compter la carlingue d’un avion en vol), traversés de personnages en proie au doute, au questionnement, au désespoir, à l’exaltation ou à la folie. Tous animés du désir de changer la vie, de la changer en la risquant vraiment, le risque majeur étant assumé par les figures jumelles du narrateur et de son frère qui, réellement ou fictivement, affrontent tous deux la mort.

La mort, le prix à payer pour en finir avec l’impuissance, la claustration, la contingence; la mort, façon définitive de démontrer que « la vraie vie est ailleurs »."

Philip Roth, La contrevie. Traduit de l'américain par José Kamoun. Paris, Gallimard, 2004 (1986). 404 p.