NurseLors de mon rendez-vous de contrôle avec mon oncologue, mercredi dernier, il m'a demandé si j'avais une infirmière pivot.

Non. Je n'en ai pas. (Évidemment, si on exclut ma mère, ex-infirmière dont les réflexes ne se sont pas émoussés et qui me suit presque pas à pas dans mon dossier médical, m'exhortant constamment à la vigilance!)

Ainsi, mon médecin m'a assigné une infirmière pivot. Celle-ci a pris contact avec moi aujourd'hui. Normalement, j'aurais dû avoir une infirmière pivot depuis un certain temps. Mais, comme ce service a débuté en 2007 à mon hôpital, et que je terminais alors mes traitements il est probable que mon médecin ait jugé que ce n'était pas nécessaire. Ceci dit, les choses ont changé. Maintenant, le besoin d'une infirmière pivot se fait sentir.

Et qu'est-ce que ça fait, une infirmière pivot en oncologie?

Eh bien, elle agit comme une courroie de transmission entre les divers services de l'hôpital, encadrant le patient dans ses démarches, s'assurant que la prise des rendez-vous se fasse bien, que l'information circule entre les médecins traitants. Mais elle voit aussi à répondre aux questions du patient, à lui donner du support moral ou à l'orienter vers des services adéquats au besoin.

Mon infirmière pivot me semble tout à fait gentille, à l'écoute, alerte. Elle venait de prendre connaissance de mon dossier, depuis le début, soit janvier 2002. J'ai discuté quelques minutes avec elle au téléphone, et nous nous verrons sous peu, lorsque je retournerai passer une résonance magnétique. C'est elle qui va d'ailleurs faire le suivi avec la radiologie pour voir à ce qu'on me donne bien le rendez-vous du 5 mars, demandé mercredi et dont je n'ai pas de nouvelles. Bien des tracas en moins, donc, puisque je n'aurai pas à passer de longues minutes d'attente au bout du fil, à me débattre avec des répondeurs qui me demandent de taper sans fin des options sur le clavier... pour échouer à parler enfin à un être humain. Non. C'est elle qui fera ça. "Je les connais", m'a-t-elle dit. "Je m'en occupe."

Voilà.

"Je m'en occupe": c'est la phrase magique. Le rôle de cette fée du système du santé qui, je le crois, deviendra vite irremplaçable.

 

Source de l'image: http://www.aare.edu.au/01pap/bos01276.htm