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Je vous avais parlé de mes moustaches de chat. Eh bien, ces jours-ci, c’est un peu la même sorte d’impression, soit celle d’être en état d’ébriété, mais à jeun. Et ce n’est pas très agréable.

J’ai eu une fin de semaine difficile. Pas que je sois mal ou que je souffre, non. Mais au plan de mon énergie et de ma concentration, je me sens diffuse. Éthérée. Je n’arrive pas à me concentrer sur rien. Conversation, lecture... Je vois le monde passer devant moi, mais à travers un voile. Quelque chose qui efface les contours de la réalité. Un «sfumato» existentiel.

Il est vrai que samedi, j’en étais au jour 14. Que j’entame actuellement une fin de cycle et que ce sont toujours des journées difficiles. En plus, les mois avancent, la chimiothérapie s’accumule et je ne récupère pas totalement d’une fois à l’autre. 

Mais je ne vais pas «mal». Quand on me demande comment je vais, je vais «bien». Sans souffrance, s’entend. Mais mentalement, j’ai vu mieux.

Mercredi, 5 décembre, je vois mon oncologue. Il faudra envisager comment s’annonce mon hiver. Je demeurerai en arrêt de travail encore. Mais jusqu’à quand? Et jusqu’où se poursuit la chimio? Et j’aurai des papiers à faire signer pour le cégep. Un peu de tracasseries administratives, mais les choses se simplifient un peu depuis mes aventures de 2007. Et je n’irai pas m’en plaindre!