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Au cégep, la session d'hiver tire à sa fin et pour moi cela fera pratiquement deux sessions complètes écoulées sans que j'y ai part.

De loin, je continue de suivre la vie collégiale. Parfois, j'ai des nouvelles de collègues. Facebook m'aide aussi à voir passer quelques informations. Mon Grand lui-même termine sa deuxième session collégiale, participant à son tour à ce grand mouvement. Et j'ai le grand bonheur, de temps à autre, de recevoir des mots d'anciens étudiants.

Mais tout ça, c'est une maigre compensation car, dans les faits, je m'ennuie de l'enseignement. De cette activité, ce bourdonnement. Des regards pétillants, des questions plus ou moins pertinentes des étudiants. De tous ces jeunes en devenir qui parfois se cherchent, mais qui, d'une manière ou d'une autre, font quand même l'effort de se présenter en classe. De s'offrir une formation intellectuelle. Oui. Même quand ce processus se fait cahin-caha. Même quand ils marchent à reculons.

Oui, je m'ennuie.

Hier, j'allais assister à une réunion départementale. L'occasion de revoir les collègues, de diner avec mon Grand à la cafétéria, de prendre le pouls, de constater tout ce qui avance, les projets géniaux qui prennent forme grâce à l'implication de plusieurs. Non, mais! Quel milieu riche!

Le cégep sent déjà les vacances. L'écho de nos pas se répercute dans les couloirs désertés par les étudiants sortis sur la pelouse profiter du soleil. Certains ont déjà vidé leur casier. Et cette période de l'année me rend toujours un peu mélancolique.

Alors oui, je m'ennuie. 

Il me tarde de retourner à cette vie!