poivron

S'il y a un thème que je n'ai pas beaucoup abordé sur ce blogue, c'est bien l'alimentation. Oh! Quelques fois j'en ai parlé quand mes lectures s'y sont prêtées. Mais sinon, ce n'est pas un sujet qui me hante. 

Oui, c'est vrai que je n'ai pas de problème de poids, ce qui me simplifie beaucoup la vie et m'épargne des soucis. Je n'ai pas non plus de diabète ou d'autres maladies qui me demanderaient de surveiller ma diète et il se trouve que, tôt dans ma vie, on m'a appris à bien manger et à développer mon goût pour une grande variété d'aliments. En plus, je cuisine moi-même la majorité des repas. Alors tout ça mis ensemble, on peut dire que l'alimentation est un dossier que je considère "réglé" dans ma vie.

Suis-je cependant parfaite? Non. Ai-je des choses à changer? Oui.

Mercredi dernier, la quatrième séance de Cancer transitions portait sur l'alimentation et était dirigée par une nutritionniste affiliée à l'Hôtel-Dieu de Québec. Nos lectures de la semaine nous avaient également préparés pour cet entretien, sans oublier que, depuis le début du programme, nous remplissons quotidiennement notre journal alimentaire.

Bref, on nous a présenté les bonnes habitudes à intégrer pour nous maintenir en santé. Ça vaut pour tout le monde, cancer ou pas. Ici, ce sont les études les plus récentes qui ont été recensées et approuvées dans le domaine médical. Évidemment, la science continue de progresser, mais on peut se faire une bonne idée.

Je ne peux pas entrer dans les détails de tout ce qui a été abordé pour ne pas alourdir mon propos, mais je retiens ici les conseils principaux (et cela s'ajoute au Guide alimentaire canadien qu'on nous a d'ailleurs distribué):

1) Il faut varier notre alimentation (aucun aliment, seul, n'a le pouvoir de nous apporter tous les nutriments essentiels)

2) Privilégier une alimentation d'origine végétale

3) Fruits et légumes attention à la couleur: jaune foncé, rouge, orange à privilégier.

3) Grains entiers: augmenter notre apport quotidien.

4) Diminuer le gras, le sel, sucre, alcool et les aliments fumés et marinés (et faire en sorte d'éliminer le plus possible de gras d'origine animale)

5) Produits laitiers faibles en gras et prendre de petites portions (170 à 198g par jour) de viande maigre, poisson ou volaille (sans peau). Les protéines peuvent aussi venir de légumineuses (qui devraient apparaître 4 à 5 fois par semaine dans notre menu) et produits du soja.

Une des choses que j'ai beaucoup appréciée dans l'exposé de la nutritionniste, c'est tout le "pourquoi", la théorie derrière ces conseils. Que font, concrètement, les fibres, les vitamines, les minéraux? Car bien manger, on le "sait" que c'est bon. On se le fait dire et répéter sans cesse. Or, regardez autour de vous: le surplus de poids est répandu, l'obésité touche près d'un adulte sur deux. Donc quelque chose dans le message ne passe pas. 

Autre chose: on nous a appris à bien lire les étiquettes. Par exemple, penser à vérifier les portions des différents produits sur lesquelles se basent les pourcentages des apports quotidiens. On ne compare pas toujours les mêmes quantités!

Et moi, concrètement, que dois-je changer dans mon alimentation?

Comme beaucoup de gens, il faut que je mange un peu plus de fruits et de légumes (on conseille de 8 à 10 portions par jour!), je me situe à 5 ou 6. Et ajouter des légumineuses (nous ne mangeons certainement pas les 4 à 5 portions recommandées par semaine...) et peut-être aussi voir à manger un peu plus en général, notamment mes protéines. 

Mieux manger, c'est sûr que ça implique les autres autour de nous et c'est justement ce qu'on nous conseille à Cancer transitions: avoir un groupe de soutien. Donc ici, c'est ma famille qui bénéficiera de ces quelques ajustements et tout le monde y gagnera!