17919895-humide-signe-d-39-avertissement-plancher-glissant-symbole-signe-humide-etage-prudenceJe viens à peine de terminer mon programme Cancer transitions que me voilà inscrite à une autre formation. Cette fois, il s'agit d'une participation à un groupe psychoéducatif sur la peur de la récidive.

En fait, c'est lors d'une rencontre de Cancer transitions qu'on nous a informés que des psychologues étaient à la recherche de volontaires pour faire partie d'un projet pilote sur la peur de la récidive. Je me suis dit, pourquoi pas? Étant donné qu'avec ma rechute en février et mon pronostic assez sombre (avec une probabilité de récidive plus qu'élevée) et mon moral chancelant, ça ne pouvait pas me faire de mal d'aller chercher des outils pour vivre avec cette "peur".

En plus, une des intervenantes est Josée Savard, l'auteure du livre Faire face au cancer avec la pensée réaliste que j'ai commencé à lire. Comme la pensée optimiste-réaliste qui est mise de l'avant dans son livre me semble la meilleure façon de faire face à la maladie (mais aussi, à bien des défis auxquels nous sommes confrontés au jour le jour!), ça m'a convaincue d'y participer.

Notre première rencontre avait lieu hier.

Après avoir répondu à un questionnaire, nous nous sommes brièvement présentées. Nous ne sommes que des femmes (ce qui ne surprend pas quand on sait que la peur de la récidive touche plus les femmes que les hommes), la plupart atteintes d'un cancer du sein (sauf moi et une autre participante). Je suis la plus jeune du groupe.

Cette première rencontre a été menée presque exclusivement par Madame Savard qui a exposé les prémices de l'approche réaliste et du cercle vicieux de la peur de la récidive. Elle a parlé que les études n'ont pas prouvé l'efficacité de la pensée "positive" sur la guérison, ni même du stress sur le développement du cancer. Elle a expliqué pourquoi on parle même de la "tyrannie de la pensée positive". Certaines ont eu un petit choc, car c'est quelque chose de très ancré dans nos croyances face à la maladie, cet espoir que la pensée guérit. Et beaucoup de livres prônent cette approche et beaucoup de ces livres sont de vrais best-sellers. Cependant, la pensée optimiste-réaliste est le vrai équilibre. Ne pas se conter de mensonges sur notre état, voir les choses telles qu'elles sont. Mais rester optimistes aussi. Garder espoir. Si cela ne nous aide peut-être pas à "guérir", cela a toutefois un impact bien réel sur notre qualité de vie.

Encore une fois, cela nous ramène à savourer le moment présent.

Pour arriver à gérer notre peur de la récidive, il est important de reconnaître nos pensées négatives pour ensuite pouvoir agir sur elles et développer des stratégies efficaces. Et pour nous y exercer, on nous a demandé, cette semaine, de noter sur un tableau d'auto-enregistrement de nos pensées négatives, les situations pendant lesquelles une pensée nous arrive, la pensée elle-même et le pourcentage d'intensité de l'émotion ressentie.

Pas si facile que ça en a l'air, car les pensées négatives surgissent insidieusement, à toute heure du jour, dans n'importe quelle situation. C'est même souvent presque inconsciement qu'on se laisse envahir. Alors l'exercice sera formatif et plein de renseignements sur moi-même...

Une chose est sûre, je ne regrette pas de m'être inscrite à cette formation! À suivre!