stetoscope

J'avais rendez-vous cet avant-midi chez ma neurochirurgienne pour un suivi. Comme j'avais eu un aperçu de mon rapport de radiologie par ma médecin de famille, ma neuro a dit en riant qu'elle s'était fait "voler son punch"!

Bref, la tumeur est stable si on compare l'IRM de juin à celui de mars. Et pour en être certaine, ma docteure a aussi fait des comparaisons avec l'IRM de janvier. Ceci dit, j'avais une assez longue liste de questions!

Pour l'essentiel, je voulais savoir ce qu'on envisageait concernant la chirurgie. Même si nous avions déjà discuté de ça et qu'on avait conclu qu'on attendrait une récidive ou tout signe de mouvement, je voulais revoir avec ma chirurgienne quels étaient les risques d'attendre et ceux de la chirurgie. En gros, et ma médecin a été claire, catégorique, si c'était "sa" tête, elle attendrait. Et c'est exactement ça que je voulais savoir. Elle, elle ferait quoi?

Bien sûr, si elle m'avait suivie en 2002 ou même en 2006, elle m'aurait probablement opérée dès le début, m'a-t-elle dit. Or, comme la biopsie a montré la délétion et que mes deux séries de traitements au Temodal en 2006-7 et 2012 ont été concluants, on sait que ça fonctionne et on peut donc envisager de continuer sur cette lancée, sachant que j'aurai sans doute d'autres traitements de chimio. Une chirurgie est toujours risquée, et il n'est pas sûr que les risques encourus valent les bénéfices. Bref, pas sûr qu'une chirurgie peut m'assurer une meilleure longévité.

Ça règle donc le dossier "chirurgie" pour un bon moment encore.

Par ailleurs, je lui ai dit que j'allais vraiment mieux depuis quelques semaines. Meilleur moral, meilleure énergie, meilleur sommeil. On poursuit quand même le Celexa (qui est à une dose minimale) qui ne semble pas avoir d'effets secondaires. Je verrai plus tard si je l'arrête. Mais peut-être qu'il vaut mieux attendre que je sois revenue sur mes pieds au travail. 

Car je rentrerai travailler à plein temps, je m'en sens capable. Je n'aurais pas dit ça encore en avril, mais là, oui. Franchement, j'ai même hâte. 

Et pour le voyage, j'ai aussi la bénédiction médicale!

Nous nous revoyons dans trois mois pour mon suivi, avec un IRM.

Alors que j'allais sortir de son bureau, ma médecin m'a dit avoir lu la chronique de Mylène Moisan. Au début, elle s'était dit: "Tiens, ça ressemble à ma patiente...", pour se rendre compte que c'était bien moi! 

Le sentiment d'être particulièrement choyée qu'elle ait pris mon dossier se confirme à chaque rendez-vous. Aujourd'hui, j'observais plein de petits détails dans son bureau: cartes de remerciement, photos de certains patients, dessins. Je ne pense pas être la seule qui l'apprécie!