Chez Nina en bonne compagnie

Samedi 10 mai. Le Cercle. Brouhaha de voix et de rires dans la salle en attendant le début du spectacle de Philippe B.

Mon amie Suzanne qui me dit : « Tu dois être contente des bonnes nouvelles ? »

- Euh ?

- Voyons, je m’étais dit que tout le monde avait dû t’en parler !

Non. En fait, non. (Évidemment, le lendemain, j’allais recevoir deux messages d’amis m’envoyant ce lien.) Alors elle m’explique qu’elle a lu, deux jours plus tôt, un article sur un nouveau traitement prometteur du cancer du cerveau. En bonnes filles branchées que nous sommes, deux-trois clics sur nos cellulaires nous ont permis de lire l’article en question.

Mon dieu.

J'ai ressenti une bouffée de bonheur. D’espoir. Le spectacle a été excellent et ensuite, nous avons été essayer la nouvelle - hyper-sympa et délicieuse - pizzéria chez Nina. Je planais. Je vivais tout avec intensité. Un vrai high.

Cependant, j’allais bientôt partir en stage à Rome. J’ai remis à plus tard un billet de blogue où je vous parlerais de l’ANG1005 (puisque c’est le nom de cette molécule géniale sur laquelle se portent actuellement mes espoirs.)

Qu’est-ce donc que l’ANG1005 ?

Eh bien, c’est une molécule qui a la particularité de traverser la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau et qui bloque les agents chimiques. Cette barrière fait en sorte que les maladies du cerveau sont complexes à traiter.

Alors voilà que chez Angiochem (une compagnie de biotechnologie de Montréal) une équipe de chercheurs dirigée entre autres par le docteur Richard Béliveau (archiconnu au Québec pour ses livres sur l’alimentation et ses chroniques santé à la télé) a réussi à faire transporter par l’ANG1005 un agent de chimiothérapie directement dans les tumeurs. Et les résultats sont très, très encourageants. Les patients répondent bien (entre 60 et 80% de guérison, dont des rémissions complètes) et même des glioblastomes (le cancer du cerveau le plus redoutable et incurable). En plus, des cancers secondaires (métastases du cancer du poumon et du sein) ont aussi été traités avec succès.

Wow.

Ça, dans le monde médical, c’est de la très bonne nouvelle.

On parle de 2016 pour qu’un traitement soit disponible.

2016, c’est dans deux ans. J’ai des chances de me rendre là, non ? 

Et puis vendredi le 18 juillet, j’ai mon IRM (je suis récemment passée de 3 à 4 mois pour mes suivis). Je revois ma neurochirurgienne chouchou le 24 et j’aurai plein de questions à lui poser sur ce traitement miracle. 

Tout ça pour vous dire que ce samedi 10 mai, j’ai plané un peu sur l’idée de guérir.

Oui, peut-être…