Stage à Rome: dernière ballade en soirée au Colisée (6 juin 2014)

Pressentant que je serais opérée au cerveau en début d’année 2015, j’ai entamé 2014 comme si je vivais tout pour la dernière fois : avec enthousiasme et délectation. Et peu à peu, une idée a mûri au cœur de mes réflexions, celle de l’héritage. Car si j’ai été portée ces dernières années par mes projets, ce que je comptais faire de ma vie avant de ne plus en avoir la possibilité, depuis quelque temps, je cultive la sérénité en m’attardant plutôt à ce que je souhaite transmettre. À mes enfants, à mes étudiants, mes lecteurs. Mes proches. Tous ceux que j’aime.

Voici en vrac ce qui ressort de cette volonté de transmission :

Cinq classes de méthodologie de la recherche (3 à l’hiver 2014, 2 à l’automne). C’est franchement devenu mon cheval de bataille, la métho. J’ai d’ailleurs enseigné à mon Grand, tâche plus difficile que je ne l’avais cru au départ mais expérience enrichissante pour nous. Et je me réjouis de ma thématique sur l’héritage gréco-romain. J’ai d’ailleurs mis en ligne un site Internet pour diffuser les résultats de mes étudiants.

Le Stage à Rome, dans une version améliorée. Transmettre l’amour de la Ville éternelle à une nouvelle cohorte. Approfondir ma propre connaissance des lieux. Encore ici, un blog créé pour partager les découvertes au fil des jours.

Un groupe de Civilisations de l’Antiquité en complémentaire. L’occasion d’enseigner à des étudiants qui ne sont pas en Sciences humaines. Souvent curieux, intéressés. C’est agréable d’ouvrir de nouveaux horizons et de cultiver l’amour de la culture générale chez ces jeunes.  À l’automne, j’ai donné le cours Égypte des pharaons dans l’intimité d’une classe de onze étudiants, rarissime plaisir de prof, car le cours se transforme en séminaire où les échanges sont facilités. La matière s’en trouve dynamisée.

Deux cercles de lecture. Un à l’hiver sur l’Énéide de Virgile, puis quelques chapitres des Métamorphoses d’Ovide. Un autre à l’automne autour de l’Iliade d’Homère que je relis chaque fois avec un regard différent.

Du théâtre en famille. Passion que je veux transmettre à mes enfants, même s’ils rechignent à l’occasion.

Du latin. Mon amoureux et Pinpin se sont inscrits à un cours cet automne. Un projet de longue date, mais qui reposait sur mes épaules. Yanick espérant me voir monter un cours que j’aurais donné dans le courant de l’été. Mission impossible. Mon latin demeure bon, mais je ne l’ai jamais enseigné et monter des cours aurait nécessité des dizaines d’heures que je n’avais pas. Quand j’ai vu passer cette série de cours d’initiation offerts par la Fondation Humanitas, nous avons sauté sur l’occasion.

La tradition Saint-Charles-Garnier. Après le passage de mon Grand, au tour de Pinpin de faire cet automne son entrée au collège où j’ai étudié.

Un héritage de livres, reçu d'une amie. L'occasion de rebrasser ma bibliothèque. La visite de l'exposition Les Maîtres de l'Olympe avec mon amie Marie-France pour ses quarante ans. Une bataille en département pour sauver un autre héritage, celui de notre centre d'aide à la recherche. Victoire à l'arrachée.

Un peu d’écriture. La publication en septembre de Pourquoi cours-tu comme ça ? dans lequel on peut lire ma nouvelle Tandem où je n’ai pas pu m’empêcher de parler d’histoire ancienne.

Et chaque jour, tenter de mettre en pratique ma philosophie de vie. Suivre le chemin tracé par les Anciens.

Ce fut un peu tout ça, 2014. Tant d'autres choses aussi.

Et la vie continue... alors bonne année 2015 à vous tous!