Léon couve ma valise!

Bon, bon, bon... À quoi donc occuper les dernières 24 heures avant l'entrée à l'hôpital? 

Pourquoi ne pas faire venir l'électricien pour poser une hotte dans la cuisine? Et régler tous les détails liés aux signatures de votre testament et du mandat d'inaptitude? Et faire du lavage... et un peu le chevreuil, quand même? Oh! Et pourquoi, tant qu'à faire et tant qu'à être dans la thématique cervicale, ne pas vous taper un charmant mal de tête depuis la veille?

Bref. Moi, j'ai fait un peu tout ça. 

Et quand la neuropsychologue a téléphoné pour me donner des précisions sur la journée de demain, c'est mon amoureux qui a pris l'appel et qui m'a ensuite transmis l'information.

Ce qui s'en vient, c'est une rencontre de deux heures demain avec la neuropsychologue à 13h15 pour préparer tous les aspects des questions d'identification et de langage qui auront lieu durant l'opération. Ce ne sera donc pas de l'improvisation. J'aurai identifié les éléments à l'avance donc si j'hésite, que je suis incapable d'identifier un objet dessiné lors de l'intervention alors que j'étais en mesure de le faire lors de cette rencontre préparatoire, ça voudra dire : pas touche à la zone. C'est une rencontre très, très importante et minutieuse.

Il est possible que je n'aie pas d'autre appel de l'hôpital pour me donner l'heure d'entrée officielle. Pas grave, me dit-on, puisque je suis "dans la machine" et que le protocole va s'enclencher dès que j'entrerai dans le bureau de la neuropsy. On m'attribuera fort probablement une chambre privée puisque mon cas est jugé... grave. Super. Au moins, ça servira à me prévaloir d'un peu de confort! Mouhahah.

Ensuite, j'ai un IRM, je crois, plus tard dans l'après-midi ou en début de soirée. Les autres tests (radio des poumons et électrocardiogramme ont déjà été faits). Pour le reste de la soirée, j'imagine que j'essaierai de faire le vide, de respirer profondément, de faire un peu de cohérence cardiaque. Peut-être quelqu'un aura-t-il la bonté de me donner un relaxant? Quoique je réussisse assez bien à gérer mon anxiété pour le moment (mais j'ai peur qu'à la dernière minute, je ne "m'échappe" et que mon stress atteigne des sommets!).

Je dois vous dire que le fait d'avoir vécu une biopsie au cerveau en 2006 m'a familiarisée avec plusieurs des étapes qui s'en viennent. J'en ai parlé ici, ici et ici aussi. J'en suis fort contente, à l'heure actuelle.

Autour de moi, mes petites abeilles sont là. Ne restent que quelques préparatifs.

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Photo: Léon s'occupe de couver ma valise. Faute de m'accompagner, il la remplit de bonnes vibrations (et de poils!)