Mobby Dick

Me voilà à la mi-année, après une opération qui a changé la perspective de ma vie.

Et le temps file. Toujours à une vitesse qui semble excessive, alors qu’en réalité chaque minute, chaque heure offre le même potentiel à tous. Comment expliquer que mes journées se passent si vite, que je n’arrive pas à réaliser mes projets, atteindre mes buts ?

Bah.

J’ai regardé filer le mois de juillet. Mon ado était à la maison, je tenais à ce qu’il occupe son temps pour éviter de se laisser dévorer par l’aimant de l’écran d’ordinateur, de la télévision ou de son iPod. Mes exigences : lecture d’un classique de la littérature. Il a choisi Mobby Dick. Or, l’y mettre ou l’y repousser a demandé de la patience… et finalement, du détachement. À travers cela, un peu de travail de décapage des boiseries, le traintrain normal de la maison… et un séjour en Gaspésie chez mes amis.

J’ai lu. Passant moi aussi à travers des classiques dormant dans ma bibliothèque, comme les Frères Karamazov de Dostoïevsky, Cent ans de solitude de Garcia Marquez et j’ai terminé mardi le Docteur Jivago de Pasternak.

Et le mois d’août s’est pointé, avec l’anniversaire de mon Amour et le départ de mon ado pour deux semaines de camp.

Maintenant, le retour au travail se pointe. Le 17 août, c’est la rentrée officielle des profs. Je donnerai deux cours cet automne, car je suis en retour progressif. Les cours débutent le vendredi 21. La grève gronde… Et nous sommes tombés en élections fédérales.

Car la vie continue, avec ses combats, ses moments heureux. Les hauts faits et les mauvais pas.

Vagues d’une mer sans fin.