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Alors, alors?

Je ne suis pas partie bien loin, même si je n'ai pas donné de nouvelles cet été. Maintenant, l'équinoxe est passé. L'automne entamé, enfin. C'est ma saison favorite, et 2016 semble encore me donner raison. Disons que l'été fut un de mes pires. Je me réjouis de le voir s'éloigner.

Il y a eu une rencontre avec ma neurochirurgienne dont je ne vous ai pas parlée. Et plusieurs rendez-vous avec ma psy aux grands yeux pensifs. Deux épisodes de "crises" que je n'ai pas documentés non plus... et qui m'ont menée, hier, dans le bureau d'un nouveau spécialiste: un neuropsychiatre.

J'avais dû augmenter ma dose de Keppra, car selon ma neurochirurgienne, même si je n'ai pas perdu conscience lors des crises (que je décrivais plutôt comme des "crises de nerfs") ça pouvait ressembler à de l'épilepsie. Je suis donc passée de 500mg deux fois par jour à 750mg matin et soir. Et contrairement à ce que je croyais, le Keppra n'a pas empiré mon humeur (déjà chambranlante), mais ça m'a stabilisée. Comme si le courant électrique passait mieux dans mon cerveau. Je reste plus calme (avec mon ado, notamment). J'ai les idées claires, une bonne concentration. Une (relativement) bonne mémoire. Bref, je suis finalement contente du résultat. 

Cependant, j'avais été référée en neuropsychiatrie (et aussi en neurologie, un dossier en attente). Hier, je voyais mon jeune neuropsychiatre, un rendez-vous assez long (une heure trente). Il m'a interrogée sur mes antécédents, ma famille, ma santé. Il a lu les observations de ma psychologue, et nous avons discuté de mon humeur, de mes "crises". Nous avons parlé de mes problèmes d'attention que j'ai toujours assez bien maitrisés (même si ça devient plus chaotique ces derniers mois). Et qu'une médication contre le TDA pourrait abaisser mon taux de sensibilité à l'épilepsie. Donc on gardera ça comme ça. Ce qui ressort surtout, c'est que je suis une grande anxieuse. Et c'est cette anxiété que je dois apprendre à gérer. Or, dans des moments de pression (périodes de corrections, rechutes de la tumeur, etc.) ça devient difficile. Il a revu mes doses de médicaments, proposé des changements. Et nous nous revoyons dans trois mois pour faire le point.

J'ai beaucoup aimé l'approche très professionnelle de ce médecin. On a discuté aussi d'écriture et de publication, en comparant les revues scientifiques et l'édition de fiction. Il y a certainement des rapprochements!

La première chose qui m'a frappée en entrant dans le bureau, c'est la présence d'un joli tapis. En plein hôpital, c'était surprenant. Mon psychiatre m'a dit essayer de faire de son bureau un endroit chaleureux. Pas si mal, non? 

Sur ce, je vous reviens sous peu. J'ai pris du retard et j'aimerais me rattrapper. Ce serait dommage que je ne vous parle pas de mes groupes d'étudiants pétillants, ou de mes 10 ans comme blogueuse!