David, celui qui a tué le Goliath comme un grand, d'un seul coup de pierre... Photo de YP

Hier (et non le 20 septembre, car on avait "oublié" de m'appeler, donc mon infirmière pivot a dû commander un IRM d'urgence, mais ça a remis mon rendez-vous chez ma neurochirurgienne à hier), j'ai vu ma neurochirurgienne. 

Je dois vous dire que mes parents avaient un rêve, celui de pouvoir visiter Rome avec moi. De mon côté, ce n'était pas facile, car ma santé est, vous le savez, souvent boiteuse. Peu de chances qu'on réussisse ce petit "miracle". 

Donc hier, j'avais mon rendez-vous. Pas mal de stress, donc, car j'espérais qu'elle me dirait "ok" pour le voyage. Mais d'abord, il fallait savoir comment allait la tumeur. J'avais eu une spectroscopie et une perfusion pour injecter plus lentement mon Gadolinium, en plus de l'IRM "normale". 

En entrant, elle m'a regardée, m'a demandé comment j'allais. Je vais bien (et surtout depuis que j'ai arrêté le Keppra). Et je lui ai demandé si ça allait aussi dans mon dossier. Oui, selon elle, tout va bien, tout est STABLE. Yé!

Ouf!

Oui, ouf. Elle nous a montré les clichés. La tumeur n'a pas évolué. Le fameux "grade trois" de ce qui a été retiré de la tumeur ne semble pas être resté, actuellement. Rien n'augmente. C'est donc parfait. 

Alors, je lui ai parlé de Rome. 

Elle est très contente de me dire "go!". Surtout que ça ne sera que deux semaines. Il faudra cependant ne pas me stresser (et ça, ce sera à surveiller...)

On a parlé de la possibilité que je fasse une crise là-bas. Pour elle, c'est peu probable, mais si ça arrive, il faudra que je sois ramenée au Québec. Elle m'a même signé un papier disant que je suis stable. Et... une prescription d'Ativan qui peut faire cesser une crise si je la sens arriver.

Et elle a signé mon contrat de maladie. Je suis toujours en congé, pour une date indéterminée.

C'est sûr que si quelqu'un veut penser que j'utilise mon congé pour aller à Rome, il peut bien. C'est sans doute LA fois où j'irai avec mes parents. Mais bon. Ce ne sont que deux semaines. Je pourrai prendre ce voyage à mon rythme. Me reposer au besoin. Dormir, aussi. Et mes parents sont au courant de ma situation (bien entendu...) et ils ne me pousseront pas. Nous irons à ma vitesse... doucement.