27 mai 2008
C'est terminé!
J'ai fini! F-I-N-I!
J'en suis venue à bout de cette pile de corrections! Malgré le mal de dos lancinant, malgré le soleil dehors, malgré mon envie de faire mille autres choses, malgré ma thyroïde hyperactive et malgré ma hâte de m'envoler vers Paris... Oui, j'ai fini mes corrections.
Je viens tout juste d'envoyer mes notes finales au collège. C'est parti. Ma session est terminée. (Bon, ok... j'ai une réunion le 10 juin, mais on comprend l'idée, non?)
Maintenant, je me replonge un peu dans mon roman. Une rencontre demain avec mon directeur littéraire pour parler des corrections faites par la réviseure (qui a fait du bon boulot, soit dit en passant.) Ensuite, un congrès de trois jours avec l'APHCQ. Samedi, on fait les valises puis départ pour Paris!
Yé!
05 mai 2008
Semaine 15
Demain commence la quinzième semaine de cours. La dernière. Ensuite, ce sera le sprint final des corrections (la pile des mémoires de Démarche d'intégration, déjà commencée, mais aussi dix rapports de recherche en méthodologie et une cinquantaine d'examens). C'est du boulot, mais avec une bonne discipline, j'aurai terminé vers le 15 mai.
Mercredi, je passe une résonance magnétique. Je revois ensuite mon neurochirurgien le 20 mai pour les résultats. En plus, je retourne passer des tests sanguins. Ma thyroïde n'est pas normale. Comme un premier test passé en mars était, lui, normal, et que celui de la semaine dernière ne l'est pas, je dois avoir un autre contrôle. Aurais-je une thyroïde "clignotante"? Fonctionnant par à-coups?
À travers tout cela, j'ai réussi à envoyer mon manuscrit final à mon directeur littéraire. En plus, j'arrive à trouver des minutes, ici et là, pour lire un peu. Ainsi, j'ai fait une très belle découverte récemment.
Je vous souhaite à tous une belle semaine!
12 avril 2008
Ah, ces étudiants!
On en entend vraiment des belles, parfois, quand on enseigne.
Cette semaine, j'en ai eu pour mon argent.
Lors de son évaluation orale à mon bureau, en rencontre individuelle, une de mes étudiantes qui travaille sur la difficulté d'intégration des immigrants au Québec m'a expliqué, très sérieusement, qu'une des raisons qui fait que les immigrants ont de la difficulté à s'intégrer chez nous, c'est que, sur le plan de la religion, on n'acceptait pas le sacrifice humain!
J'en suis presque tombée de ma chaise.
Eh bien. Pauvres immigrants. Pas facile, le Québec!
Illustration: Abraham s'apprêtant à immoler son fils, Isaac.
02 mars 2008
Sous les corrections
Je croule sous le poids des corrections ces jours-ci. Je l'avais vue venir, cette fameuse "semaine 6" dans mes plans de cours. Je savais pertinemment qu'elle me coûterait cher en énergie... La seule façon d'en venir à bout, c'était d'avoir une bonne planification et surtout (surtout!) de m'y tenir.
Me voilà donc au boulot. J'ai réussi à passer à travers ma journée d'hier en corrigeant les cinq rapports de méthodologie que je voulais faire. Un groupe entier. Maintenant, avec un mal de dos lancinant, j'entreprends un autre groupe: cinq rapports de plus. J'en ai déjà un de fait, un autre d'entamé. J'ai bon espoir de respecter l'horaire que je me suis donné.
Demain: j'ai un programme un peu plus ambitieux que je sais pratiquement impossible: 20 introductions de mémoire à passer en revue. Mon but sera d'en faire le plus possible. Idéalement, je veux avoir terminé ces corrections pour les remettre mercredi matin, à 8h. Mais mes collègues me répètent que, si jamais je n'y arrive pas, je peux aussi remettre les copies au fur et à mesure, dans le courant de la semaine.
Toute cette pression, je me la mets moi-même sur le dos. J'en suis parfaitement consciente. Je fonctionne ainsi. Je sais que mes étudiants ont besoin rapidement d'avoir leurs travaux corrigés car la suite des choses en dépend: en méthodologie, la suite du rapport dépend de la première partie et, en Démarche d'intégration, la rédaction du mémoire sera orientée en fonction des résultats de l'introduction. Cependant, en théorie, le collège demande aux enseignants de remettre leurs corrections dans les trois semaines suivant la remise des travaux. En théorie, j'ai donc plein de temps (et même la relâche, si je voulais!) Mais par conscience professionnelle, je fais tout ce que je peux pour maximiser la réussite de mes étudiants.
Évidemment, cette petite période de pointe vient me prendre tout le temps qu'il me resterait pour faire autre chose comme lire, écrire, visiter les blogs amis... Mais je serai bientôt sortie de ce tourbillon.
05 février 2008
Surcharge
La troisième semaine est à peine commencée que, déjà, je sens le stress m'envahir. En fin de semaine, ça m'a assaillit: la quantité phénoménale de corrections, les projets auxquels j'ai donné mon appui, ma vie de mère, la routine quotidienne... je ne vois plus clair.
J'ai mis tout ça sur le calendrier sur mon frigo. Question de voir quand les étudiants me remettaient les travaux importants de la session. C'est déjà commencé, la correction, avec tous les petits exercices et les fiches à remplir de mes étudiants. Cela me bouffe un temps fou, corriger cela. Entrer les notes dans le système informatique, tenir le compte de ceux qui ont des travaux en retard... Mais ça ne compte pas encore: le VRAI travail s'en vient. Dans deux semaines, les étudiants de mes deux groupes de Démarche d'intégration des acquis me remettront leur introduction. Je passerai la fin de semaine à corriger, c'est assuré. Ensuite, la semaine suivante, ce sont mes deux groupes de méthodologie qui feront leur examen de mi-session et me remettront la première partie de leur rapport de recherche, sans compter une analyse critique. De la correction, j'en aurai par dessus la tête à partir du 22 février jusqu'au 3 mars... au moins.
En plus, jeudi qui vient, je dois aller rencontrer Jacques Lacoursière pour une entrevue pour le bulletin de l'APHCQ. Une entrevue qu'il me faudra ensuite retranscrire d'ici le 21 février, date de tombée du bulletin. Oh, et le procès-verbal de l'assemblée générale annuelle? À rédiger, lui aussi, pour le 21 février. Quoi? J'oublie le commentaire du roman Judas pour La recrue? Non, non. Je ne l'oublie pas. C'est aussi sur la pile de choses "à faire"...
Ah. Peut-être n'est-il pas anodin de dire que mon Amoureux sera absent toute la semaine du 22 février? Oui, oui. Petit voyage de boulot à San Francisco. Mmm. Ça tombe bien, il n'y a pas de doute.
Soupir. J'aime mon boulot. J'aime l'enseignement. J'aime m'impliquer dans mon milieu de travail. Mais là, je dois dire que je ressens une espèce d'abattement.
Disons ça franchement: je capote.
27 janvier 2008
Ambivalente rentrée
Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir été malade qui affecte ma capacité à endurer le stress, mais quelque chose a changé. Je le sens.
En fait, je suis encore "capable" d'endurer le stress, la différence, c'est que je m'impose une limite. Une limite que j'essaie, ensuite, de ne pas dépasser.
Cette semaine, c'était la rentrée des élèves. Les premiers cours. Le premier contact. J'ai vu quels étaient mes défis, notamment au niveau de l'adaptation à mon horaire. Par exemple, le mardi, je donne deux cours de deux heures et je termine à 18h. Le lendemain matin, mercredi, j'ai un cours à 8h. J'arrive donc tard à la maison le mardi, avec tout ce que j'ai à faire dans ma vie de mère (souper, devoirs, bain, alouette!), pour repartir aux premières lueurs de l'aube le mercredi matin. Mon plus jeune dormait encore. Bref, j'ai l'impression que la journée du mardi et celle du mercredi fusionnent dans mon horaire pour ne faire qu'une seule et même llllooonnnnngguuuee journée. Ça me donne donc le pouls pour la session. Le vendredi, j'ai aussi deux cours. Un de deux heures, l'autre de trois. Cinq heures, donc. Je termine à 17h. Évidemment, les cours de 14h à 17h le vendredi ne sont pas les préférés des étudiants. Moi, ça me va assez. Je ne me plains pas. Mais cinq heures, c'est difficile.
Je sais que de l'extérieur, les profs (surtout au cégep) donnent souvent l'impression de se plaindre pour rien. On se dit "quatre ou cinq heures, c'est pas si pire, dans une journée"! En réalité, c'est extrêmement exigeant. Debout devant la classe en donnant un "show", on dépense une énergie colossale. Comme si on était sur scène. Le parallèle est pertinent, sauf qu'en plus, le public interagit avec nous, ce qui complique la donne. Mais il faut également penser qu'enseigner, ce n'est pas seulement en classe que ça se passe. Il y a toute la préparation des cours, les réunions, les étudiants qui viennent au bureau ou qui nous écrivent par courriel et à qui on doit répondre. Sans compter les changements d'horaire des étudiants qui tentent de magasiner leurs cours aux heures qui font leur affaire, ce qui se traduit par des changements sur les listes des profs et des accommodements plus ou moins raisonnables (par exemple, accepter qu'un élève non inscrit sur notre liste suive notre cours et transférer les notes de l'élève à la fin de la session au prof sur la liste duquel l'élève est en fait inscrit... Vous voyez le portrait? Quand on sait que les précaires sont payés en fonction du nombre d'étudiants inscrits sur leurs listes, vous comprendrez que, dans mon cas, on parle de bénévolat...)
Donc voilà. La session est commencée. En plus, j'avais une réunion à Montréal toute la journée de samedi ce qui fait en sorte que mon weekend est amputé. Mais bon.
En gros, la semaine s'est bien passée. J'ai de "bonnes têtes" dans tous mes groupes. J'entrevois positivement les prochaines semaines. Cependant, je connais aussi les potentiels de stress et j'essaie de désamorcer tout risque de surchauffe. Je suis donc moins "élastique" avec mes étudiants, plus claire, peut-être. Certainement moins conciliante. Bref, je n'ouvre plus la porte à des situations qui, par la suite, pourraient me demander encore plus d'énergie. Cela signifie dire "non" un peu plus souvent que je n'en avais l'habitude.
Mais il n'y a pas de surprise: la session sera difficile. Ma tâche n'est pas enviable avec mes quatre groupes de méthodologie, mes collègues le disent en me plaignant un peu. Mais c'est la vie. C'est la réalité de beaucoup d'enseignants précaires. Une réalité ambigüe: le bonheur de travailler et de faire ce qu'on aime accolé à la lourdeur de la tâche et à l'incertitude.
20 janvier 2008
Demain, la rentrée
Lundi le 21 janvier, c'est la rentrée des étudiants et le début des cours.
Comme cette session-ci je ne donne pas de cours le lundi, ma rentrée "à moi" se fera mardi. C'est alors que je casserai la glace avec deux de mes groupes.
Néanmoins, je compte bien passer au collège demain, question de vérifier que j'ai en main toutes mes notes de cours et mes photocopies, que tout est rentré du centre de reprographie. Ensuite, je prévois un peu de relecture de mes cours (j'aime avoir tout en tête en rentrant en classe).
J'imagine bien que l'écriture ne sera pas très productive demain...
15 janvier 2008
Mon horaire et mes listes
J'ai enfin eu mon horaire hier. Ce fut toute une épopée, étant donné qu'on m'avait donné un cours en trop qu'il a fallu transférer à un autre prof. Mais une fois ces changements effectués, je me retrouve avec un horaire "correct". J'ai mon lundi libre qui pourra être dédié à l'écriture. J'entrevois donc la session assez sereinement.
J'ai aussi eu accès à mes listes de groupes. Je vois apparaître certains noms de mes étudiants de la dernière session. Je retrouverai avec plaisir la plupart d'entre eux. C'est toujours motivant quand, en entrant dans une classe pour la première fois, votre regard rencontre un visage connu. Surtout quand celui-ci est tout sourire!
Ma journée d'hier s'est passée à attendre les changements sur mon horaire, en réunion, en préparation de mes plans de cours et en relecture de mes notes. Je suis rentrée du travail épuisée, avec un mal de tête lancinant. J'espère que j'arriverai à équilibrer un peu mieux mon travail pour ne pas m'épuiser ainsi chaque fois que je mets les pieds au collège. Peut-être qu'il faut simplement que je retrouve mon rythme.
Mais une chose est sûre: la session est bel et bien commencée!
21 décembre 2007
Voici venu le temps des vacances
J'ai terminé mes corrections mercredi matin et rentré ensuite mes notes sur le système informatique du Collège. Ma session est donc finie et les vacances, commencées. Mieux: j'ai déjà signé mon contrat pour la session d'hiver! C'est la première fois que je signe avant janvier. Sans parler du fait que je travaille à plein temps... Bref, tout roule comme sur des roulettes. Avec la signature prochaine de mon contrat d'édition, je ronronne de bonheur.
Maintenant, c'est le temps des courses, des activités de Noël des garçons, des rencontres entre amis ou avec la famille. J'ai décoré le sapin ce matin avec les enfants. L'ambiance des fêtes est bel et bien installée dans notre demeure.
Devant moi, en plus des fêtes de famille j'ai du travail en vue sur mon manuscrit. J'ai tellement hâte d'y replonger! Mais patience encore... Ça n'ira pas avant la semaine prochaine.
J'espère reprendre le clavier d'ici Noël pour venir vous transmettre mes voeux. Vous n'êtes pas sans savoir que 2007 a été pour moi une année particulièrement éprouvante. J'ai beaucoup travaillé sur moi et j'ai l'impression d'en ressortir grandie. Pas vraiment différente, juste plus sereine qu'avant. Vous qui êtes venus me lire avez suivi au fil des jours ces passages à vide, ces remises en questions, ces réflexions. Vos commentaires m'ont encouragée. Merci pour votre présence.
Illustration: Jean-Paul Lemieux, Julie et l'univers.
29 novembre 2007
Du pain sur la planche
Voici la fin de session. Les derniers cours, les dernières évaluations. La remise des travaux finaux... et, pour les professeurs, le temps de la correction!
Je me suis amusée à un petit exercice de calcul: 100 examens X 15 minutes + 16 rapports de recherche X 1 heure. Total: 41 heures de corrections!
Bon. Je peux faire ce même calcul en attribuant plutôt 10 minutes par examen. Cela fait baisser le total à 33 heures, environ. Mais une chose est sûre: je dois passer une semaine entière le nez dans mes corrections. Impossible d'y couper!
Au moins, j'ai de bonnes nouvelles. Ma santé se stabilise, j'en ai parlé ici, mais, en plus, on m'offre un contrat d'enseignement à plein temps pour l'hiver! Ce sera donc ma première année complète au collège depuis mes débuts dans l'enseignement!
Évidemment, rien n'est parfait: ce contrat vient réduire de beaucoup mon temps disponible pour retravailler sur mon roman que j'ai délaissé depuis le mois d'août. Mais je vais devoir trouver un moyen efficace d'y consacrer du temps, quitte à planifier des plages d'écriture directement dans mon horaire hebdomadaire. Je crois que c'est envisageable. De toute façon, je commence à avoir de la pression: on me parle sérieusement de signer un contrat d'édition.
Bref, j'ai du pain sur la planche!



