Sous les corrections
Je croule sous le poids des corrections ces jours-ci. Je l'avais vue venir, cette fameuse "semaine 6" dans mes plans de cours. Je savais pertinemment qu'elle me coûterait cher en énergie... La seule façon d'en venir à bout, c'était d'avoir une bonne planification et surtout (surtout!) de m'y tenir.
Me voilà donc au boulot. J'ai réussi à passer à travers ma journée d'hier en corrigeant les cinq rapports de méthodologie que je voulais faire. Un groupe entier. Maintenant, avec un mal de dos lancinant, j'entreprends un autre groupe: cinq rapports de plus. J'en ai déjà un de fait, un autre d'entamé. J'ai bon espoir de respecter l'horaire que je me suis donné.
Demain: j'ai un programme un peu plus ambitieux que je sais pratiquement impossible: 20 introductions de mémoire à passer en revue. Mon but sera d'en faire le plus possible. Idéalement, je veux avoir terminé ces corrections pour les remettre mercredi matin, à 8h. Mais mes collègues me répètent que, si jamais je n'y arrive pas, je peux aussi remettre les copies au fur et à mesure, dans le courant de la semaine.
Toute cette pression, je me la mets moi-même sur le dos. J'en suis parfaitement consciente. Je fonctionne ainsi. Je sais que mes étudiants ont besoin rapidement d'avoir leurs travaux corrigés car la suite des choses en dépend: en méthodologie, la suite du rapport dépend de la première partie et, en Démarche d'intégration, la rédaction du mémoire sera orientée en fonction des résultats de l'introduction. Cependant, en théorie, le collège demande aux enseignants de remettre leurs corrections dans les trois semaines suivant la remise des travaux. En théorie, j'ai donc plein de temps (et même la relâche, si je voulais!) Mais par conscience professionnelle, je fais tout ce que je peux pour maximiser la réussite de mes étudiants.
Évidemment, cette petite période de pointe vient me prendre tout le temps qu'il me resterait pour faire autre chose comme lire, écrire, visiter les blogs amis... Mais je serai bientôt sortie de ce tourbillon.