Clinique preop

Je vous avoue avoir passé la semaine à redouter que le téléphone ne sonne pour qu'on m'annonce (encore) le report de ce rendez-vous à la clinique préopératoire. Ce matin, en quittant la maison avec mon Amour et ma mère, j'étais soulagée. Même si je redoute l'opération qui s'en vient, il faut que les choses avancent.

Le déroulement de ma journée était nébuleux. On m'avait dit que ce serait "pédagogique", que je rencontrerais l'anesthésiste et l'infirmière. Le tout commençait par une prise de sang. Mais c'était pas mal tout ce que je savais.

En fin de compte, j'ai eu comme prévu ma prise de sang (de la routine). Ensuite, j'ai suivi les instructions sur une petite feuille bleue pour me retrouver dans les dédales de l'hôpital jusqu'à l'aile où se trouve la clinique préopératoire. Je me suis fait éternuer dessus au détour d'un couloir (ouf, je portais mon masque...) et j'ai attendu patiemment dans une salle d'attente assez confortable avec un personnel franchement gentil.

C'est une anesthésiste qui m'a rencontrée en premier. Elle m'a expliqué en gros comment je serais ramollie par les calmants, avant même le début de l'opération. Je ne serai pas vigilente, plutôt somnolente. Je vais passer par plusieurs niveaux de sédation, selon ce que j'en comprends. Tout sera dosé au fur et à mesure, par intraveineuse. Et selon mes propres indications ou besoins. Il y a aussi la possibilité que je ressente de la nausée. Ça aussi ce serait géré, au besoin. En plus du cathéter, on me posera une sonde urinaire. Pas question, vous le comprendrez, de me lever pour aller au petit coin pendant les 6 heures (minimum) prévues pour le boulot. L'anesthésiste que j'ai rencontrée fait partie d'une équipe de 35, donc il y a fort à parier que ce ne soit pas elle qui sera là le jour de ma chirurgie. Mais elle a déjà accompagné ma neurochirurgienne pour des chirurgies éveillées comme la mienne. Elle sait donc comment ça se passe. Et n'a eu que des bons mots pour elle.

Étape suivante: l'infirmier. Super gentil et drôle. Dès le départ, il m'a parlé de la date de l'opération (ENFIN! me disais-je...). Et il m'a dit, très sérieusement: "Donc votre opération, c'est le 6 juillet?"

Ok. Là, j'ai limite paniqué. Ça allait à une vitesse folle dans ma tête. Mais très vite, il m'a rassurée en riant. Et il m'a dit qu'il avait un choix à me proposer. Quoi? J'attends depuis des semaines UNE date et là, on me donne un choix? 6 ou 11 février? Le 6. Je préfère le plus vite possible. Il y a eu encore quelques échanges de coups de fil avec la neurochirurgie. Là, j'attends des nouvelles pour confirmer cette date du 6. Comme plusieurs spécialistes doivent être présents dont un neurologue en particulier (dont on me dit beaucoup de bien mais qui est compliqué à organiser), il faut régler les horaires.

Ce billet est déjà bien assez long, chers lecteurs. J'ai beaucoup, beaucoup d'informations à gérer. Et cela donnera lieu, sans doute, à d'autres fa-sci-nants billets... (Vous connaissiez ça, vous, des jambières pneumatiques?)

Alors on récapitule: je devrais être opérée le 6 février (sinon le 11). J'attends la confirmation officielle (à l'heure qu'il est, ça ira j'imagine à lundi). Je commence ma prescription d'anticonvulsants ce soir. 

Mon moral est assez bon. Même si, dès qu'il a été question d'une "vraie" date, j'ai ressenti mon estomac se rouler en boule. Et dès mon retour à la maison, je me suis couchée et j'ai dormi tout le reste de l'après-midi.

Voilà donc l'essentiel.