Soleil en tête

24 janvier 2015

En mode préopératoire: le Dilantin

tourbillon

Je fais connaissance avec le Dilantin, ce médicament anticonvulsant que je dois prendre deux semaines avant la chirurgie. Ça commence par une dose de "charge" pour les 24 premières heures, soit trois fois 100 mg trois fois par jour. J'ai pris une première dose hier soir au coucher, une autre ce matin, l'autre sera sur l'heure du souper. Ensuite, je prendrai un seul comprimé trois fois par jour.

J'ai du mal à écrire ici. Je suis totalement étourdie.

Posté par Julie GravelR à 11:41 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


23 janvier 2015

À la clinique préopératoire

Clinique preop

Je vous avoue avoir passé la semaine à redouter que le téléphone ne sonne pour qu'on m'annonce (encore) le report de ce rendez-vous à la clinique préopératoire. Ce matin, en quittant la maison avec mon Amour et ma mère, j'étais soulagée. Même si je redoute l'opération qui s'en vient, il faut que les choses avancent.

Le déroulement de ma journée était nébuleux. On m'avait dit que ce serait "pédagogique", que je rencontrerais l'anesthésiste et l'infirmière. Le tout commençait par une prise de sang. Mais c'était pas mal tout ce que je savais.

En fin de compte, j'ai eu comme prévu ma prise de sang (de la routine). Ensuite, j'ai suivi les instructions sur une petite feuille bleue pour me retrouver dans les dédales de l'hôpital jusqu'à l'aile où se trouve la clinique préopératoire. Je me suis fait éternuer dessus au détour d'un couloir (ouf, je portais mon masque...) et j'ai attendu patiemment dans une salle d'attente assez confortable avec un personnel franchement gentil.

C'est une anesthésiste qui m'a rencontrée en premier. Elle m'a expliqué en gros comment je serais ramollie par les calmants, avant même le début de l'opération. Je ne serai pas vigilente, plutôt somnolente. Je vais passer par plusieurs niveaux de sédation, selon ce que j'en comprends. Tout sera dosé au fur et à mesure, par intraveineuse. Et selon mes propres indications ou besoins. Il y a aussi la possibilité que je ressente de la nausée. Ça aussi ce serait géré, au besoin. En plus du cathéter, on me posera une sonde urinaire. Pas question, vous le comprendrez, de me lever pour aller au petit coin pendant les 6 heures (minimum) prévues pour le boulot. L'anesthésiste que j'ai rencontrée fait partie d'une équipe de 35, donc il y a fort à parier que ce ne soit pas elle qui sera là le jour de ma chirurgie. Mais elle a déjà accompagné ma neurochirurgienne pour des chirurgies éveillées comme la mienne. Elle sait donc comment ça se passe. Et n'a eu que des bons mots pour elle.

Étape suivante: l'infirmier. Super gentil et drôle. Dès le départ, il m'a parlé de la date de l'opération (ENFIN! me disais-je...). Et il m'a dit, très sérieusement: "Donc votre opération, c'est le 6 juillet?"

Ok. Là, j'ai limite paniqué. Ça allait à une vitesse folle dans ma tête. Mais très vite, il m'a rassurée en riant. Et il m'a dit qu'il avait un choix à me proposer. Quoi? J'attends depuis des semaines UNE date et là, on me donne un choix? 6 ou 11 février? Le 6. Je préfère le plus vite possible. Il y a eu encore quelques échanges de coups de fil avec la neurochirurgie. Là, j'attends des nouvelles pour confirmer cette date du 6. Comme plusieurs spécialistes doivent être présents dont un neurologue en particulier (dont on me dit beaucoup de bien mais qui est compliqué à organiser), il faut régler les horaires.

Ce billet est déjà bien assez long, chers lecteurs. J'ai beaucoup, beaucoup d'informations à gérer. Et cela donnera lieu, sans doute, à d'autres fa-sci-nants billets... (Vous connaissiez ça, vous, des jambières pneumatiques?)

Alors on récapitule: je devrais être opérée le 6 février (sinon le 11). J'attends la confirmation officielle (à l'heure qu'il est, ça ira j'imagine à lundi). Je commence ma prescription d'anticonvulsants ce soir. 

Mon moral est assez bon. Même si, dès qu'il a été question d'une "vraie" date, j'ai ressenti mon estomac se rouler en boule. Et dès mon retour à la maison, je me suis couchée et j'ai dormi tout le reste de l'après-midi.

Voilà donc l'essentiel. 

Posté par Julie GravelR à 17:38 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 janvier 2015

Croquant et croustillant

conserve

Dans la catégorie de tous ces détails « pas-super-joyeux-mais-youpi-on-fonce-et-on-serre-les-dents » qui me font redouter la chirurgie, il y a deux « petites » choses dont m’a parlé ma neurochirurgienne lors de notre dernière rencontre.

Vous le savez, je serai éveillée pour l’essentiel de l’opération pour permettre à ma chirurgienne de retirer le maximum de la tumeur en me faisant faire des exercices de langage en compagnie d’une neuropsychologue. Toutefois, on m’endormira pour l’ouverture et la fermeture du crâne.

Or, je dormirai, mais pas aussi profondément que lors d’une anesthésie générale. Ainsi, ma docteure m’a prévenue que j’aurai en partie conscience de ce qui se passera. Et surtout pour deux tout petits détails ab-so-lu-ment chaaarrrrrmants.

Premièrement, après l’ouverture de l’os, il faudra gratter le muscle de la mâchoire pour le décoller. Pendant ce « grattage », je vais me sentir un peu inconfortable (l’écrire ici me fait déjà mal…). L’autre désagrément, très court (ouf), c’est le « levage du morceau de crâne » qui découvrira la dure-mère, seule partie sensible du cerveau (et dont j’ai déjà éprouvé la sensibilité…) Très vite, on gèlera la zone mais, m’a expliqué ma chirurgienne, elle ne peut pas la geler avant de l’avoir dénudée. Bien entendu.

Voilà. 

J’aime mieux savoir à quoi m’en tenir. Ça me permet de m’y préparer mentalement.

Grand cri muet dans ma tête. Sérieusement, ça me stresse.

Vraiment.

**

Demain, vendredi 23 janvier: rendez-vous à la clinique préopératoire.

Posté par Julie GravelR à 08:34 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,

21 janvier 2015

Le Cavitron: l'outil poétique

cuilleres creme glacee

Vous vous demandez peut-être comment on retire une tumeur au cerveau ? Eh bien moi - en blague bien sûr - je croyais qu’on m'enlèverait la mienne avec une cuillère à crème glacée. Je m’imaginais un pot de cuillères de différentes grandeurs dans lequel pigerait ma chirurgienne. Je l’ai bien fait rire, d’ailleurs, avec cette image.

Ce n’est pas avec une cuillère qu’on retirera ma tumeur, non. Ni même au bistouri. En fait, c’est par succion que procèdent les neurochirurgiens. Il existe donc des outils pour ce faire, dont un au poétique nom de « Cavitron ». Le Cavitron émet des ultrasons qui «émulsifient» la tumeur (c’est le terme utilisé par ma neurochirurgienne. Moi, j’ai pensé à Ricardo…) permettant ainsi de l’aspirer. Le Cavitron peut être réglé à la force voulue pour émulsifier les tissus selon leur résistance. Dans le cas de mon type de tumeur, il semble qu’un faible niveau d’émulsion sera nécessaire.

Mioum. 

C’est fou, non, le pouvoir des mots ? Émulsion, pour moi, ça se rapportait à la gastronomie. Là, curieusement, je ne vois plus tout à fait les choses de la même façon…

Après quelques recherches ici et là sur la Toile, j’ai constaté que le Cavitron servait aussi en dentisterie, ce qui rapprocherait traitement de canal et exérèse de tumeur au cerveau. Dans les deux cas, on enlève du mou au milieu d’une coquille dure.

C’est fou, la science.

Cavitron

Posté par Julie GravelR à 08:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

20 janvier 2015

Bleu lundi

Temenos BBonvin

La journée d’hier était, selon de très savants calculs, le lundi blues, soit le jour le plus déprimant de l’année. Peut-être cela explique-t-il l’état de dévastation mentale dans lequel j’ai flotté du matin au soir ? Heureusement, ces moments de déprime et d’apathie surviennent assez rarement chez moi, car je n’aimerais pas ma vie.

Il faut dire que j’avais visionné la veille le film Le Labyrinthe de Pan. On en disait du bien, tout en spécifiant que ce n’était « pas facile ». Pas facile ? La thématique ne l’est certes pas. Et le monde imaginaire dans lequel se passe l’essentiel de l’histoire est franchement glauque et sa symbolique m’a hantée. Bref, ce n’était pas l’idée du siècle de me taper cette soirée cinéma alors que l’attente préopératoire me pèse. 

Et surtout, c’était la rentrée au cégep hier. La session d’hiver commence une fois de plus sans moi. J’accumule ces sessions d’arrêt comme des perles de tristesse sur un collier. Ma vie de prof est un sourire édenté. J’ai en plus appris la retraite précipitée de mon «romano-collègue» avec qui j’ai organisé et vécu les deux Stages à Rome. Une autre page se tourne.

Alors voilà. Ce lundi bleu est maintenant derrière moi.

**

Illustration: Barbara Bonvin, Temenos 19 (2013), pigments et huile sur toile

 

Posté par Julie GravelR à 10:58 - - Commentaires [8] - Permalien [#]



16 janvier 2015

Dérive

Saint-Laurent sous les glaces. St-Ulric

J’attends. Toute la semaine, j’ai attendu un appel de l’hôpital.

Autour de moi, le monde dérive. La politique. La société. Souvent, en partant d’un même point, on se retrouve divisés, sans même comprendre ce qui a pu entraîner la divergence. Si proche au point de départ, si éloigné, quand on se retourne sur le chemin. Je me sens interpelée. Perdant de vue ma bataille intérieure.

Mes buts.

Résolutions de janvier.

J’ai lu quelque part que les résolutions du nouvel an sont oubliées après quelques semaines. Les plus tenaces, en mars.

Dériver. Doucement. Sans même le réaliser.

Car pour observer la dérive, encore faut-il se rappeler la rive vers laquelle nous avançons.

Dériver est normal. Même immobile, parfois, c’est la glace sur laquelle nous marchons qui nous porte sur une eau invisible. Il faut revenir au but. Se doter d’outils pour avancer en soi. Tel le capitaine manipulant boussole et sextant.

Dans ce froid janvier qui avance, je me sens prisonnière des glaces. Et alors que je viens de terminer Du bon usage des étoiles, je me demande si, comme le personnage de Crozier s'apercevant qu’un bouton de fer cousu sur sa veste a faussé sa boussole, je n’ai pas aussi, intérieurement, un bouton de fer qui me déboussole.

Et peut-être portons-nous collectivement un tel morceau de fer qui nous fait perdre le nord.

Posté par Julie GravelR à 12:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

06 janvier 2015

Relance au planning, vaccin. Attente...

Pneumovax 23 vaccine 0

Hier, c'était la fin des vacances des fêtes. Alors j'ai relancé mon infirmière pivot, pour aller au devant des nouvelles et elle m'a conseillé de rappeler au planning de neurochirurgie. Ce que j'ai fait. J'ai parlé avec une autre infirmière que celle que j'avais rencontrée le 4 décembre dernier, mais elle avait accès à mon dossier et pouvait répondre à mes questions.

En gros, je n'ai toujours pas de date de chirurgie fixée. Mais mon dossier est bien actif. On s'en occupe!

Et puis j'avais mon rendez-vous pour mon vaccin. Une bonne dose de Pneumovax 23. Ce fut une affaire de rien. J'ai simplement été un peu somnolente en après-midi et j'ai dormi beaucoup cette nuit. 

Je prends donc du temps pour lire et écrire. En évitant les foules et les occasions de contamination. Je me repose. 

Et j'attends.

 

Posté par Julie GravelR à 15:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

02 janvier 2015

2014 sous le signe de l'héritage

Stage à Rome: dernière ballade en soirée au Colisée (6 juin 2014)

Pressentant que je serais opérée au cerveau en début d’année 2015, j’ai entamé 2014 comme si je vivais tout pour la dernière fois : avec enthousiasme et délectation. Et peu à peu, une idée a mûri au cœur de mes réflexions, celle de l’héritage. Car si j’ai été portée ces dernières années par mes projets, ce que je comptais faire de ma vie avant de ne plus en avoir la possibilité, depuis quelque temps, je cultive la sérénité en m’attardant plutôt à ce que je souhaite transmettre. À mes enfants, à mes étudiants, mes lecteurs. Mes proches. Tous ceux que j’aime.

Voici en vrac ce qui ressort de cette volonté de transmission :

Cinq classes de méthodologie de la recherche (3 à l’hiver 2014, 2 à l’automne). C’est franchement devenu mon cheval de bataille, la métho. J’ai d’ailleurs enseigné à mon Grand, tâche plus difficile que je ne l’avais cru au départ mais expérience enrichissante pour nous. Et je me réjouis de ma thématique sur l’héritage gréco-romain. J’ai d’ailleurs mis en ligne un site Internet pour diffuser les résultats de mes étudiants.

Le Stage à Rome, dans une version améliorée. Transmettre l’amour de la Ville éternelle à une nouvelle cohorte. Approfondir ma propre connaissance des lieux. Encore ici, un blog créé pour partager les découvertes au fil des jours.

Un groupe de Civilisations de l’Antiquité en complémentaire. L’occasion d’enseigner à des étudiants qui ne sont pas en Sciences humaines. Souvent curieux, intéressés. C’est agréable d’ouvrir de nouveaux horizons et de cultiver l’amour de la culture générale chez ces jeunes.  À l’automne, j’ai donné le cours Égypte des pharaons dans l’intimité d’une classe de onze étudiants, rarissime plaisir de prof, car le cours se transforme en séminaire où les échanges sont facilités. La matière s’en trouve dynamisée.

Deux cercles de lecture. Un à l’hiver sur l’Énéide de Virgile, puis quelques chapitres des Métamorphoses d’Ovide. Un autre à l’automne autour de l’Iliade d’Homère que je relis chaque fois avec un regard différent.

Du théâtre en famille. Passion que je veux transmettre à mes enfants, même s’ils rechignent à l’occasion.

Du latin. Mon amoureux et Pinpin se sont inscrits à un cours cet automne. Un projet de longue date, mais qui reposait sur mes épaules. Yanick espérant me voir monter un cours que j’aurais donné dans le courant de l’été. Mission impossible. Mon latin demeure bon, mais je ne l’ai jamais enseigné et monter des cours aurait nécessité des dizaines d’heures que je n’avais pas. Quand j’ai vu passer cette série de cours d’initiation offerts par la Fondation Humanitas, nous avons sauté sur l’occasion.

La tradition Saint-Charles-Garnier. Après le passage de mon Grand, au tour de Pinpin de faire cet automne son entrée au collège où j’ai étudié.

Un héritage de livres, reçu d'une amie. L'occasion de rebrasser ma bibliothèque. La visite de l'exposition Les Maîtres de l'Olympe avec mon amie Marie-France pour ses quarante ans. Une bataille en département pour sauver un autre héritage, celui de notre centre d'aide à la recherche. Victoire à l'arrachée.

Un peu d’écriture. La publication en septembre de Pourquoi cours-tu comme ça ? dans lequel on peut lire ma nouvelle Tandem où je n’ai pas pu m’empêcher de parler d’histoire ancienne.

Et chaque jour, tenter de mettre en pratique ma philosophie de vie. Suivre le chemin tracé par les Anciens.

Ce fut un peu tout ça, 2014. Tant d'autres choses aussi.

Et la vie continue... alors bonne année 2015 à vous tous!

 

Posté par Julie GravelR à 11:40 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

30 décembre 2014

Drôles de fêtes: pas de biscotti pour Julie

Une Devoir 30 déc

Avec mon système immunitaire déficient et mes corrections que j'ai trainées jusqu'à la dernière minute, je passe des fêtes tranquilles, tapie dans ma caverne (bon, c'est quand même pas mal, comme caverne!).

J'ai peut-être l'air sauvage et parano, mais tant pis. Et ce n'est rien à comparer à la vigilance maternelle. Ma chère maman a gardé de ses années d'infirmière de redoutables réflexes de prévention. Et elle met le paquet et beaucoup, beaucoup d'énergie à repousser au loin tout risque de contamination pour sa fille. Ce matin, en m'éveillant, j'entendais à la radio les nouvelles concernant l'état grippal dans les urgences de ma région. Mon Devoir en parlait même sur sa une. Grippe, gastro, rhume... Les grands rassemblements se prêtent à l'échange de fluides corporels divers (miam). Alors voilà, je ronronne chez moi. Et quand je sors, parce qu'il le faut bien, je porte un masque.

Eh oui.

C'est aussi le festival du "Purel" et des petites lingettes désinfectantes "Lysol", de l'eau de javel dans le bac à vaisselle. Je pense aussi avoir un peu traumatisé les amis de mon Pinpin. L'un d'eux a dû se masquer (il toussait). Les autres passent au Purel et se lavent les mains régulièrement. Je le leur rappelle aux quarts d'heure. Sans compter que je préfère que mon fils réduise ses invitations ou qu'il aille en visite au lieu de recevoir.

Mon look des fêtes!

Mais le plus compliqué, pour moi, le plus abstrait, c'est de me reposer. Je me soupçonne même d'avoir inconsciemment traîné mes corrections jusqu'au 28 décembre en fin de soirée (j'avais officiellement jusqu'au 29 à 16h pour remettre mes notes finales au cégep) seulement pour ne pas avoir à me dire: "Ma session est finie. Je dois me reposer."

Cependant, une des façons assez simple de me reposer a été de couper sur mes activités traditionnelles des fêtes... dont mes biscotti. Moins de mal de dos, de fatigue, de brûlure de bouts de doigts... Mais pas de délicieux biscotti à offrir, ni à manger avec un bon thé. Ça me manque. 

Quant aux prochains développements, j'ai reçu un appel de l'infirmière de la clinique préopératoire un peu avant Noël. Une urgence a nécessité que mon rendez-vous du 31 décembre soit repoussé au 23 janvier. J'ai rappelé hier pour avoir plus de détails, savoir si une date d'opération était en vue. Mais on m'a dit que je n'aurais aucune précision avant le retour des fêtes, le 5 janvier. Ma médecin de famille m'a appelée hier soir. Elle brassait ses dossiers. On a discuté de mes globules blancs. J'ai demandé, conseillée par mon ami Penouille (lui aussi médecin et atteint d'une tumeur au cerveau qui est mon mentor ces jours-ci), à recevoir un vaccin contre les pneumonies. Je recevrai donc ça le 5 janvier. 

Chers lecteurs, j'espère que vous passez de belles fêtes, bien entourés des vôtres. Quelles soient tranquilles comme les miennes ou tourbillonnantes!

 

Posté par Julie GravelR à 11:44 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

19 décembre 2014

Chez l'hématologue: le rasoir d'Ockham

Hémato

À la demande de mon nouvel hématologue, j'ai dû répéter mon histoire depuis le début pour qu'il sache depuis quand j'étais diagnostiquée, pourquoi on voulait m'opérer et qu'on ne l'avait pas encore fait, quels avaient été les traitements de chimiothérapie que j'ai eus, les médicaments que je prends, mes petits et moins petits bobos... Voir, finalement, c'est pourquoi que, zut de zut!, j'ai ces foutus globules blancs à plat.

Parce que c'est assez nébuleux la cause de cette neutro-lymphopénie. Et l'hypothèse la plus plausible (mon chum me parlait récemment du principe du rasoir d'Ockham voulant que la solution à un mystère est souvent l'option la plus simple) est que ce soit un effet à long terme du Temodal. D'ailleurs, l'hémato a voulu savoir s'il était arrivé que j'aie à cesser le Temodal, ce qui, en effet, est survenu au moins à deux reprises (en tout cas, j'en ai parlé ici). Et si vous pensiez tout bas que peut-être que je pourrais avoir une leucémie, rassurez-vous. Il y aurait d'autres symptômes qui ne sont pas présents. (Fiou.)

Mais qu'est-ce que ça aura comme impact, cette histoire de neutrophiles et de lymphocytes trop bas? L'important, c'est que ça ne remet pas en cause la chirurgie en janvier. Toutefois, il est possible que j'aie à me faire des injections de stimulant pour mes globules blancs (Neupogen), une fois par jour ou aux deux jours. Il y a également la prise d'antibiotiques qui pourrait être envisagée avant et/ou après l'opération.

Bref, j'ai des solutions à ma portée. Et comme je semble avoir supporté depuis longtemps un très bas taux de globules blancs (je me situe actuellement sous la barre de 2, alors que les moyennes sont entre 4 et 6), ça ne semble pas être "pire" maintenant qu'avant. C'est simplement qu'avant une chirurgie comme celle que je m'apprête à subir, c’est pas idéal du tout d’arriver avec un système immunitaire en vrac. 

C’est donc une assez bonne nouvelle, bien que je doive garder un œil là-dessus. J’en suis contente, parce que d’autres préoccupations me tombent sur la tête. Cette fois, c’est du côté boulot où le contrat à plein temps que j’aurais dû signer ce matin avait été amputé d’un appréciable morceau. Un petit tour au syndicat s’est alors imposé pour moi. Un dossier qui s’ajoute à une pile bien garnie… Mais je dirais que c’est un « non-problème », au sens où je refuse de me stresser pour ça.

Maintenant, je retourne corriger. J’aimerais bien avoir terminé ça d’ici Noël.

**

Dernière minute: alors que j'allais mettre en ligne ce billet, mon hématologue m'a rappelée pour me donner les résultats de la prise de sang de cet après-midi. Mes globules blancs sont remontés à 3.2, les neutrophiles sont à 1.9 (ils étaient à 0.99 le 5 décembre). Donc tout fluctue, mais je me tiens basse néanmoins. Il envoie son rapport à ma neurochirurgienne.

Posté par Julie GravelR à 15:33 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , ,



Fin »