Soleil en tête

22 juillet 2014

Recadrage

JGR Louvre

Zut. Zut et rezut (ça, chers amis-lecteurs, c’est la version polie. L’autre, vous l’auriez eue vendredi dernier, en direct. Mais je vous l’épargne.)

Zut, donc.

Je perds la boule, je pense. Maintenant, il va falloir me faire aider, me « recadrer » pour mes suivis médicaux…

Finalement, l’IRM de suivi que je devais passer n’était pas, comme je le croyais, le 18 juillet, mais le 11 juillet! Quand je me suis rendue à l’hôpital pour ma résonance, je me suis fait dire que je n’avais pas de rendez-vous et, après vérification, on m’a dit que c’était le 11. Pire : j’avais noté ce rendez-vous du 11 dans mon agenda électronique et j’étais totalement passée à côté (oui, merci. J’ai découvert qu’on pouvait mettre une alarme à nos rendez-vous importants. C’est noté…)

Panique. Pleurs. Rage contre moi-même. Contre mon chum, un peu aussi (et il n’y est pour rien). Rage parce que je me mets à avoir plein de trous de mémoire et que moi, si organisée d’habitude, je ne peux même plus me fier à moi-même. Je m’auto-trahis.

Vendredi dans la salle d’attente lorsque je me suis rendu compte que ça ne fonctionnait pas mon affaire puisqu’un autre monsieur avait rendez-vous exactement à la même heure que moi, je discutais avec sa femme qui me disait que c’est elle qui gère tout le dossier de son mari, atteint d’une tumeur au cerveau lui aussi. Il perd ses moyens, donc il faut qu’elle veille à tout… Tandis que moi, c’est moi qui gère mon dossier… et c’est moi qui commence à en perdre.

Bref. Je dois avoir des « garde-fous » pour voir à ce que je ne tombe pas dans le vide…

Là, cette histoire d’IRM manqué a eu comme conséquence de déplacer mon rendez-vous avec ma neurochirurgienne, car il n’y avait aucune place libre avant le 25 juillet pour une résonance, et que je devais voir ma docteure le 24.

Je passe donc un IRM le 25 juillet et je vois ma neurochirurgienne le 30 juillet.

Tout le monde me rassure en me disant que ça ne repousse pas de beaucoup mon rendez-vous. Or, souvenons-nous que mes suivis se faisaient aux trois mois et que c’était la première fois qu’on étirait à quatre mois… Là, c’est une semaine de plus.

Espérons que tout va bien et que la tumeur se tient tranquille.

Une chose est sûre, c’est que ça me prend un recadrage dans mon organisation, désormais. Et mon conjoint et ma mère seront les «garde-fous» de mon calendrier. 

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14 juillet 2014

L'ANG1005

Chez Nina en bonne compagnie

Samedi 10 mai. Le Cercle. Brouhaha de voix et de rires dans la salle en attendant le début du spectacle de Philippe B.

Mon amie Suzanne qui me dit : « Tu dois être contente des bonnes nouvelles ? »

- Euh ?

- Voyons, je m’étais dit que tout le monde avait dû t’en parler !

Non. En fait, non. (Évidemment, le lendemain, j’allais recevoir deux messages d’amis m’envoyant ce lien.) Alors elle m’explique qu’elle a lu, deux jours plus tôt, un article sur un nouveau traitement prometteur du cancer du cerveau. En bonnes filles branchées que nous sommes, deux-trois clics sur nos cellulaires nous ont permis de lire l’article en question.

Mon dieu.

J'ai ressenti une bouffée de bonheur. D’espoir. Le spectacle a été excellent et ensuite, nous avons été essayer la nouvelle - hyper-sympa et délicieuse - pizzéria chez Nina. Je planais. Je vivais tout avec intensité. Un vrai high.

Cependant, j’allais bientôt partir en stage à Rome. J’ai remis à plus tard un billet de blogue où je vous parlerais de l’ANG1005 (puisque c’est le nom de cette molécule géniale sur laquelle se portent actuellement mes espoirs.)

Qu’est-ce donc que l’ANG1005 ?

Eh bien, c’est une molécule qui a la particularité de traverser la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau et qui bloque les agents chimiques. Cette barrière fait en sorte que les maladies du cerveau sont complexes à traiter.

Alors voilà que chez Angiochem (une compagnie de biotechnologie de Montréal) une équipe de chercheurs dirigée entre autres par le docteur Richard Béliveau (archiconnu au Québec pour ses livres sur l’alimentation et ses chroniques santé à la télé) a réussi à faire transporter par l’ANG1005 un agent de chimiothérapie directement dans les tumeurs. Et les résultats sont très, très encourageants. Les patients répondent bien (entre 60 et 80% de guérison, dont des rémissions complètes) et même des glioblastomes (le cancer du cerveau le plus redoutable et incurable). En plus, des cancers secondaires (métastases du cancer du poumon et du sein) ont aussi été traités avec succès.

Wow.

Ça, dans le monde médical, c’est de la très bonne nouvelle.

On parle de 2016 pour qu’un traitement soit disponible.

2016, c’est dans deux ans. J’ai des chances de me rendre là, non ? 

Et puis vendredi le 18 juillet, j’ai mon IRM (je suis récemment passée de 3 à 4 mois pour mes suivis). Je revois ma neurochirurgienne chouchou le 24 et j’aurai plein de questions à lui poser sur ce traitement miracle. 

Tout ça pour vous dire que ce samedi 10 mai, j’ai plané un peu sur l’idée de guérir.

Oui, peut-être… 

 

 

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24 juin 2014

Per me l'estate!

Hamac au soleil

Oui, à moi l'été.

Me revoilà, pleine de souvenirs de mon deuxième stage à Rome. Satisfaite, heureuse.

Décidément, cette seconde version a beaucoup bénéficié de l'expérience acquise lors du stage de 2012. Nos déplacements étaient plus efficaces, nous n'hésitions plus entre la marche, le métro ou le bus, sachant d'emblée ce qui serait le plus rapide. Nous connaissions déjà les trucs pour aller plus vite lors des visites dans certains sites achalandés. Et gagner ce temps nous a donc permis de mieux profiter des lieux visités. Et en prime, nous avons tenu un blogue relatant notre expérience!

Mais en ce qui me concerne, c'est mon état d'esprit qui était fort différent. Car je n'avais pas le nuage noir de la récidive au fond de l'âme. J'étais détendue. La tête libérée des soucis. Bien entendu, maintenant, la récidive fait partie de mon quotidien. Le choc est absorbé, la surprise passée. J'assume. En profitant de tous les instants de vie qui passent.

Et maintenant, c'est l'été. L'air embaume du parfum des feuilles humides dans le soleil du matin. Les oiseaux piaillent.

Et en cette journée de Fête nationale, c'est congé. 

Mon Amour n'a pas de vacances cet été, alors pour moi l'été sera synonyme d'écriture, de lecture au creux de mon hamac quand le soleil sera de la partie. Un peu de préparation de cours, à travers tout ça (mais c'est toujours un peu les vacances, pour moi, de repenser mes cours!).

Et puis, un beau projet qui a germé tout l'hiver arrive à terme ces jours-ci. Un recueil de nouvelles qui paraîtra le 3 septembre. Je vous en reparlerai, bien entendu

Côté santé (car n'oublions pas l'objet central de ce blogue non plus!), mon prochain IRM aura lieu le 18 juillet et je revois ma chère neurochirurgienne-oncologue le 24 juillet. Ah! Mais j'oubliais: une belle percée scientifique semble entrouvrir des possibilités très, très ensoleillées pour moi et pour bien des gens atteints de cancers au cerveau. Ça aussi, je vous en reparle sous peu.

Comme quoi, le soleil brille. 

J'espère que vous réussissez à le voir, quelle que soit la couche nuageuse qui plane sur votre coeur.

 

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25 avril 2014

Ma vie de prof: préparer un stage

Colisee eloiseheinzer

Une des plus belles expériences que j'aie vécues a été, en mai-juin 2012, le stage à Rome avec un groupe d'étudiants. Et, si vous avez suivi mes péripéties à cette époque, vous vous souviendrez qu'en raison d'une rechute, j'ai affronté bien des tourments... jusqu'à ce que se présente le "plan C" qui m'a ouvert les portes de la Ville éternelle.

Cette année, c'est reparti pour un tour. Dix-sept étudiants sont inscrits au Stage à Rome: séjour culturel et linguistique. Certes, nous avons eu des préoccupations financières et nous avons été chercher des mécènes, mais cela a eu comme impact positif de me rendre créative en mettant en ligne un blogue qui nous permet de témoigner de nos préparatifs et qui, lorsque nous serons sur les lieux, sera un moyen de communication.

C'est vrai qu'organiser l'activité pour une deuxième fois nous permet d'être plus efficaces. Pour les demandes de bourses, on peut faire du "copier-coller", ajuster ce qui sera changé. Nous avons une meilleure idée des trajets d'autobus, ce qui devrait accélérer certains déplacements, par exemple. Nous avons appris qu'il n'a servi à rien de réserver à l'avance pour les Musées du Vatican. Ce fut cher et inutile... Nous savons aussi que, pour nous les profs, suivre les cours d'italien est trop exigeant. Cette année, nous prendrons cette période (de 16h à 18h chaque jour de la semaine), pour préparer la journée du lendemain et potasser le budget. Après avoir passé de longues soirées affamés et fatigués, nous avons compris qu'on ne pouvait pas tout faire! 

N'empêche, on ne peut pas que faire du "copier-coller"... Organiser un stage, c'est beaucoup de travail. 

C'est d'abord se transformer en agent de voyage. Même si nous faisons affaire avec une excellente agente, dynamique et dévouée, c'est de la gestion pour réserver les billets, acheter les assurances, etc. C'est aussi gérer, à distance, l'organisation du logement à Rome. Pour cela, nous avons l'aide précieuse du directeur de notre école de langue, le Centro Dante Alighieri. C'est lui qui négocie les conditions (loyer, services, paiements...) avec un proprio -ma foi!- léonin. Malgré cela, c'est des soucis pour nous, les organisateurs.

C'est un cours à donner, aussi, aux deux semaines. Mais à la suggestion des anciens stagiaires, nous avons tenu des activités optionnelles sur la case horaire du cours "libre". Et si le cours était en grande partie monté, j'ai dû débrousailler la Renaissance et le Baroque pour enseigner cette période. Il faut dire que cette année, nous partons à deux, et non à trois. Le groupe est moins nombreux, et la présence d'un troisième accompagnateur n'était pas requise. 

C'est même créer un t-shirt et gérer les commandes!

Et c'est plein de nouveautés, notamment dans les évaluations que nous avons variées. Par exemple, nous avons décidé de remplacer les deux laboratoires sur le terrain par de courts exposés oraux. Il a donc fallu choisir les sujets, les planifier et les attribuer. Ainsi, le lundi 26 mai, des stagiaires parleront de la Curie sur le forum romain. Le mardi 27, nous aurons des informations sur la Colonne trajanne. Le mercredi 28, une explication sur l'église Saint-Pierre-aux-Liens et la statue du Moïse de Michel-Ange. Le jeudi 29, nous découvrirons l'Ara pacis, le 21 mai, la Piazza Navone et la fontaine des fleuves. Le mardi 3 juin, c'est la Via della Conciliazionne qui nous sera présentée, puis le 4 juin, l'église de la Sainte-Croix-de-Jérusalem et ses fameuses reliques... enfin, le jeudi 5 juin, deux stagiaires nous parleront du Château Saint-Ange.

Bien entendu, ces exposés auront été préparés avant le départ... mais présentés sur les lieux mêmes! Et ce sera intéressant d'entendre les points de vue des étudiants, et non seulement celui des professeurs!

Et puis je suis actuellement en train de planifier l'horaire des billets de blogue. Car une des évaluations en stage consistera en un petit texte sur le blogue Vieni a Roma.

Sans compter que nous avons un groupe Facebook, que j'entretiens du mieux possible, ajoutant, au fil des jours, des informations pratiques ou des liens internet qui peuvent intéresser mes romani-stagiaires. 

Voilà donc comment j'occupe mon temps.

Si vous êtes curieux, vous pouvez venir nous visiter ici

***

Image: Croquis d'Eloise Heinzer.

 

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20 mars 2014

Passer de trois à quatre

Porte N

J'ai eu cet avant-midi les résultats de mes derniers examens de contrôle.

À mon entrée dans son bureau, ma neurochirurgienne m'a demandé, d'un ton enjoué: "Pis? Du neuf depuis décembre?" Or, moi, avec mon stress et mon petit déficit de l'attention, j'ai entendu: "Il y a du neuf depuis décembre!"

Et ça, ça n'était pas une bonne nouvelle. Du tout. Donc je ne comprenais pas l'air réjoui de ma docteure.

Le malentendu réglé, j'ai vite été rassurée: rien n'a bougé depuis décembre.

Je vous l'ai dit, ma neurochirurgienne a une intelligence vive, elle est efficace, attentive et avenante. (Cette fois, j'ai réussi à la tutoyer!) Elle se rappelait de ce que j'avais mentionné comme problèmes d'élocutions, de concentration et d'écriture lors de notre dernière rencontre, et même des remarques de mon conjoint qui, lui, ne trouvait pas que c'était si marqué. Ma médecin voulait savoir si j'avais encore observé ces mêmes problèmes. Ils sont toujours là, oui. Cependant, je ne dirais pas que ça s'est empiré.

Ma chirurgienne a examiné avec nous les scans à l'écran de son ordinateur. Ma tumeur, toujours bien visible. Bien délimitée, mais stable. Mais cette fois, j'avais de nouvelles données, celles de ma spectroscopie.

Les résultats d'une spectroscopie, ça ressemble à un sismographe (l'image à côté vous donne une idée, mais il ne s'agit pas de mes propres résultats...) C'est un graphique qui compare les cellules avec les neurones, en comparant le côté sain (donc mon lobe droit) avec les tissus envahis par la tumeur dans mon frontal gauche. Ainsi, dans les zones saines, ma courbe de neurones est beaucoup plus haute que celle des cellules. Du côté de la tumeur, elle est moindre, mais j'ai néanmoins plus de neurones que de cellules. Et dans la zone plus dense de la tumeur, c'est égal. Ces résultats ne peuvent pas être comparés, car c'était la première fois que je passais une spectroscopie, mais pour le moment, ils appuient l'IRM qui est stable.

spectre

Pour la perfusion, elle montre la vascularisation de la tumeur. Un oligodendrogliome est, par nature, très vascularisé. Ce que montrent mes examens, c'est que dans la zone de la "vallée sylvienne" (j'ai appris un nouveau mot), j'ai un vaisseau sanguin qui passe et qui donne l'impression d'une grande vascularité. Pourtant, tout est stable, en tenant compte de ce vaisseau. Rien ne montre un rehaussement.

Ainsi, ma neurochirurgienne est d'avis d'espacer d'un mois l'intervalle entre mes résonances magnétiques qui passeront de trois à quatre. Je ne repasserai plus de spectroscopie tant que tout semblera stable (ma médecin m'a dit en riant que si elle prescrivait des spectroscopies systématiquement, elle ne serait pas aimée par les radiologistes!).

Cerveau Vallée sylvienneMa prochaine résonance aura donc lieu en juillet.

C'est un grand "ouf!" que nous avons poussé à la fin de cette rencontre. Je suis contente de pouvoir envisager sans souci mon stage à Rome avec mes étudiants, et que je pourrai poursuivre ma session!

 

 

Posté par Julie GravelR à 21:56 - - Commentaires [18] - Permalien [#]



07 mars 2014

IRM, spectroscopie et semaine de relâche

IMG_0451

Ce matin, 8h moins des poussières, sans même avoir eu le temps de m'assoir dans la salle d'attente, j'étais appelée pour mon examen de résonance magnétique.

Bien que ce test soit devenu très routinier, aujourd'hui, j'ai eu droit à un peu de nouveau. 

Comme il y avait six mois que je n'avais pas rempli le questionnaire, la technicienne m'a reposé les questions d'usage. Pas de changements (aucune nouvelle chirurgie, pas de métal nulle part, de tatouages, piercing.. alouette). Ensuite, on m'a installée sur le lit qui était bloqué et en attente de réparation alors j'ai dû y grimper!

De plus, la technicienne m'a annoncé que l'examen serait plus long. D'abord, on m'a posé un cathéter pour la perfusion (habituellement, je n'ai qu'une injection de gadolinium). En plus, après la résonance magnétique allait suivre une spectroscopie. En réalité, ça ne change pas grand-chose pour moi qui reste couchée dans la machine, immobile. Ça n'ajoute qu'une série de mesures, d'autres bruits étranges que je n'avais encore jamais entendus!

Et puis, la résonance, surtout après une période d'activités intensives au cégep et à la maison qui n'ont pas cessé depuis les dernières semaines, je vois ça comme une séance de repos. Bouchons dans les oreilles, la tête enserrée, une serviette sur les yeux qui restent de toute façon fermés et enveloppée dans une couverture, j'en profite pour réfléchir au rythme hypnotique de la machine-robot.

Au son monotone d'une note de piano électronique (un la?) j'ai même esquissé une partie de ce billet. Et une fois encore, j'ai pensé à cette pièce de Daft Punk, Robot rock:

Daft Punk - Robot Rock

Après m'être rhabillée, je suis passée au bureau de mon infirmière-pivot, mais elle était absente. Je lui ai simplement laissé un message sur son répondeur et je suis rentrée à la maison. 

Je rencontre ma neurochirugienne le 20 mars. Mais avant, je me repose. C'est enfin la semaine de relâche. Oui, c'est surtout une semaine de lecture et de correction... mais je compte en profiter. Ne serait-ce que pour écrire et lire un peu plus qu'à l'habitude.

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05 mars 2014

Impédance

evaluation_impedance_graph

Il y a un mois, mon Amoureux et moi nous sommes (ré)abonnés à un centre d'entraînement physique. 

Je sais bien l'importance de rester active physiquement. Pourtant, dans le tourbillon, avec le rude hiver et une sinusite automnale, nous avons cessé de courir (jusqu'au printemps!). Mes maux de dos sont devenus un état permanent, handicapant mon quotidien, mes activités. Mon amoureux souhaitait prendre le contrôle de sa silhouette de quadragénaire... bref, tous les deux, nous avions grand besoin d'un peu d'exercice et de discipline. 

Lors d'un premier rendez-vous, le centre offre un examen basé sur un test d'impédance où la densité musculaire et graisseuse est analysée. Dans mon cas, sans surprise, mon tronc s'est révélé bien en deçà de la normale pour la musculature, de même que mes jambes. Quant à la distribution de ma masse maigre et grasse, je suis dans le bas de la normale.

C'est avec difficulté, malgré notre bonne volonté, que nous nous entraînons, au minimum une fois par semaine. Je fais un peu de cardio, des exercices sur un tapis, quelques machines. Mon but est de développer mes muscles dorsaux et ceux de mes jambes. Un dos plus fort m'aidera à moins souffrir dans mes longues séances de correction (ou d'écriture)...

Lundi matin, je repassais un test d'impédance. Je n'avais pas grand illusion concernant mes "progrès", n'ayant pas réussi à faire mes trois séances hebdomadaires... Or, mon corps montre déjà des signes encourageants. J'ai perdu quelques livres, et transformé 3% de ma masse grasse en masse maigre (muscles). La jeune employée avait l'air contente de m'annoncer ça.

Sur le retour, en marchant vers la maison, je réfléchissais à ce test d'impédance. À ce transfert de masse grasse en masse maigre...

Ne serait-il pas intéressant de pouvoir passer un tel test afin de mesurer comment, dans notre vie, on a réussi à transformer les épreuves en expériences positives, les malheurs en raisons de se réjouir, les peines en joie? Debout sur la machine voir, d'un seul rayonnement électrique, le plomb tranformé en or.

Pour le moment, je transforme de la masse grasse en masse maigre. 

Il n'y a pas de petite victoire.

Mon prochain IRM aura lieu vendredi matin, le 7 mars.

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14 février 2014

Ma vie de prof: un autre blogue!

Blogue vieni a Roma 2014

Comme vous le savez, j'organise un nouveau Stage à Rome avec des étudiants. Toute la session, les stagiaires ont une formation théorique en classe sur l'histoire de la ville de Rome, la religion, la culture et l'art romains, en plus d'activités optionnelles qui viennent enrichir le tout.

Or, avec la baisse du dollar canadien et la hausse de l'euro, les finances du groupe sont serrées et une des options envisagées est d'annuler notre visite du site de Pompéi. Voilà donc que j'ai eu l'idée de lancer une opération de micro-financement afin de sauver cette escapade dans la vieille ville détruite par le Vésuve en 79 après J.-C.

Amis lecteurs, si le coeur vous en dit, je vous invite à visiter le blogue Vieni a Roma 2014 pour suivre nos préparatifs et notre voyage. Et s'il y a des mécènes parmi vous, pourquoi ne pas donner un coup de pouce au projet? Vous recevrez une carte postale écrite directement à Pompéi, signée par un ou une des stagiaires... ou par moi!

Grazie mile!

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28 janvier 2014

Recommencer le grand cycle

Track in Tuscany 50 x 65

Rentrée scolaire. Mois de janvier. Résolutions du nouvel an. Voici venu le recommencement, l'enchaînement du cycle de la vie.

Recommencer ou continuer? Tout est dans la façon de voir. Un peu comme le verre à moitié vide ou à moitié plein...

Pour ma part, j'aime bien l'idée de recommencer, de prendre un moment pour revoir mes priorités, faire quelques ajustements dans mon parcours. La planification d'une nouvelle session, la revue de mes plans de cours, de mes notes, de mes lectures, me permet de faire le point. De m'améliorer. 

J'ai jonglé avec l'idée de faire ici un bilan, j'en ai lu ici et là sur la blogosphère. J'en ai fait un, comme chaque année, en famille.

J'ai de beaux groupes. Trois en méthodologie, cours que j'aime et que je continue de donner avec un enthousiasme sincère et le Stage à Rome qui comprend une formation théorique en classe une semaine sur deux et qui se poursuivra sur le terrain du 23 mai au 7 juin.

La famille va bien. Malgré, parfois, des nuages de chagrin, comme la perte récente d'un ami cher, dont les funérailles ont été célébrées samedi. La griffe mortelle du cancer qui nous déchire le coeur... Je chéris maintenant les souvenirs amassés en moi. Et Marraine a recommencé la chimiothérapie. Un deuxième round qu'elle remportera encore, je le souhaite.

Recommencer, donc. Continuer.

Vivre. 

Une journée à la fois.

Pleinement.

**

Image: Peter Thomas, Chemin en Toscane, source: http://www.peterthomaspastels.com

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19 décembre 2013

Une question de millimètre

Règle mm

Je reviens tout juste de chez ma neurochirurgienne qui me donnait les résultats de ma dernière résonance magnétique.

Ma docteure était dans sa bonne humeur habituelle, me disant que je pouvais la tutoyer (ce que je n'arrive pas à faire spontanément, je devrai m'habituer!). Elle m'a tout de suite dit que mes résultats étaient beaux et m'a écoutée avec attention parler des symptômes que je remarque, pourtant, dans mon quotidien.

En fait, je rencontre de plus en plus de problèmes d'élocution, hésitations, mauvais choix de mots, erreurs dans les structures de mes phrases, pertes totales de ce que j'étais en train de dire. À cela s'ajoutent des erreurs à l'écrit, des mots que je ne voulais pas écrire (quand je suis à l'ordinateur) ou, quand j'écris à la main, empêtrements réguliers dans la formation des lettres ou dans l'orthographe des mots. Et ce qui est assez nouveau, c'est que, parfois, à la lecture, je butte sur les mots. Comme si, soudain, j'oubliais le sens même des lettres.

Ça, je n'aime pas ça.

Ma docteure m'a écoutée, donc. Et elle a dit que c'était curieux parce qu'en fait, le radiologiste (qui n'est pas, a-t-elle précisé, neuroradiologiste) a noté dans son rapport une augmentation d'un millimètre de la tumeur. Mais elle, elle a repris toutes les mesures, est remontée non seulement à la résonance de septembre, mais aussi à celle de juin puis à celle de mars, et elle n'arrive pas du tout à ces conclusions-là. Pour elle, il n'y a pas de changement. Quand à mes multiples problèmes de concentration, ils peuvent aussi être dus à la fatigue, au fait que je me réadapte au travail à plein temps, sans compter mes symptômes de ménopause (eh oui...). 

M'enfin. Ma docteure m'a dit avec chaleur qu'elle "ne le sentait pas avec son coeur" que ça avait bougé. Mais pour être vraiment prudent, je vais encore être suivie aux trois mois et non aux quatre mois comme on l'avait envisagé à notre dernière rencontre.

Bien sûr, elle pourrait m'opérer, mais là, les symptômes que je décris seraient sans doute amplifiés pour un moment (voire irrémédiablement). J'ai demandé si des médicaments pour traiter les TDA, comme le Concerta, pourraient m'aider. Mais elle a fait une moue dubitative. Non. Ça n'aurait pas d'effet selon elle. Quelqu'un m'a suggéré un produit naturel, le TL03, qui augmenterait la concentration. Ma médecin ne le connaît pas. 

Donc voilà. Tout semble stable, mais sous étroite surveillance. Et lors de ma prochaine résonance, j'aurai une perfusion et un spectrogramme (examen qui rallongera la durée de la résonance, et que je n'ai encore jamais passé). Ce spectrogramme ne servira pas à grand-chose s'il ne peut être comparé à un examen précédent, a indiqué ma neuro, mais ce sera une balise pour les prochaines fois.

Je retourne donc à mes dernières corrections, assez soulagée, somme toute.

Posté par Julie GravelR à 14:05 - - Commentaires [25] - Permalien [#]



Fin »