Soleil en tête

30 juillet 2014

Chez ma neuro... encore les millimètres

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Comme vous le savez, je rencontrais ma neurochirurgienne ce matin, pour les résultats de ma dernière IRM.

Tout d’abord, ma mésaventure n’aura pas eu trop de répercussions, m’a-t-elle assuré. J’ai en tête une tumeur lente (et qui le reste, semble-t-il) et ce n’est pas quelques jours qui font une différence. J’ai rouspété un peu à propos du fait que mon oubli n’avait pas été relevé par le personnel de la radiologie. Il semble que, malheureusement, avec le débit de patients en résonance, lorsque quelqu’un manque… c’est plutôt un soulagement, ça désengorge des journées bien remplies. Mais si mon oubli avait été total (et que j’avais oublié ma neuro), elle, elle se serait rendu compte que quelque chose n’allait pas.

Comme à son habitude, elle a commencé par me demander comment j’allais. Je lui ai fait part de mes observations sur mon état de santé (oublis, concentration, tremblements…) mais rien n’est grave ou en lien direct avec ma tumeur.

Pour ce qui est de l’évolution de la masse elle-même, c’est donc très lent. Une question de millimètres (un ou deux). Pas grand-chose…

Mais quand même. « Pas grand-chose », c’est déjà trop. Ça veut dire que la tumeur grossit et qu’on ne peut pas attendre encore bien longtemps sans rien faire.

Avant d’écrire mon billet, j’ai relu un peu mes anciens textes, dont celui du 10 janvier 2013, alors que je venais de faire la connaissance de cette super-médecin en qui j’ai totalement confiance. Je vous invite à le relire… tout y est dit.

Au menu : un automne relativement normal, avec une résonance fonctionnelle (qui peut désormais se faire à Québec, comme quoi, le temps joue définitivement pour moi !), avec une spectroscopie et une perfusion. Ensuite, un rendez-vous avec ma neuro le 4 décembre. Nous aurons alors en main tous les outils pour prendre des décisions éclairées.

**

Pourdre en sucre: relis ce billet. J'avais déjà parlé du LTO3 à ce moment là!

 

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28 juillet 2014

IRM: l'anneau de pouvoir

IRM autoportrait JGR

Il est vrai que les IRM se ressemblent, d'une fois à l'autre. Ces "concerts psychédéliques", passés dans le noir, ne sont que routine, maintenant. Même si, chaque fois, leurs conséquences peuvent être déstabilisantes. Évidemment, ce n'est pas tant l'examen que je redoute que ce qui en découlera.

Vendredi soir, après mes récentes mésaventures, j'avais mon rendez-vous de résonance. Peut-être était-ce parce que j'avais en tête de prendre un autoportrait sur mon cellulaire (ce qui a fait sourire la technicienne!), mais j'ai oublié de retirer mon alliance. C'était la première fois que j'oubliais un bijou. Dès le début de la résonance, j'ai senti vibrer mon annulaire gauche. Zut! J'ai pesé sur la poire d'urgence (une première, si on exclut la toute première fois où j'ai passé un IRM, en décembre 2001, où j'avais tant de douleurs qu'il a fallu s'y prendre plusieurs fois pour terminer l'examen... jusqu'à ce qu'on m'ait administré tant de sédatifs que j'en ai perdu la carte.) On m'a alors rassurée que ce n'était pas grave. L'anneau étant en or, ça ne posait pas de problème. Cependant, une partie de ma bague est en "or blanc", donc un alliage qui réagit au magnétisme (d'où la sensation de vibration). J'ai passé l'essentiel de l'examen avec le doigt vibrant... jusqu'à l'injection de gadolinium où j'en ai profité pour retirer ma bague. 

En dehors de cette expérience avec mon "anneau de pouvoir", rien à signaler... Sinon mon regard curieux, lancé sur l'image affichée sur l'écran de l'ordinateur de la technicienne, alors que je quittais. Ma tumeur, bien évidente. Blanche, grosse. Mon dieu... J'ai hâte de savoir si elle se tient tranquille, celle-là. Car j'ai ces temps-ci bien des symptômes qui m'inquiètent. Rien de majeur, c'est vrai (pas de crise d'épilepsie ou de chute...). Seulement de "petits riens" (maux de tête, pincements, troubles d'élocution, mémoire défaillante, humeur déstabilisée. Et un tremblement de la tête, presque imperceptible qui commence à me préoccuper.) 

Mercredi matin, je vois ma neurochirurgienne. J'en aurai le coeur net.

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25 juillet 2014

On peut se dire au revoir plusieurs fois

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Il y a trois ans, le 25 juillet 2011 au matin, j’ai été ébranlée, à mon réveil, par l’annonce à la radio du décès du médecin psychiatre et auteur renommé David Servan-Schreiber. Après 19 ans de lutte contre son cancer au cerveau, il venait de perdre la bataille. À 50 ans.

J’ai pleuré dans mon oreiller.

Je me souviens très bien comment j’ai été attristée par cette nouvelle, parce que je partage la même réalité et que j’avançais doucement, jour après jour, vers l’éventualité d’une rechute (qui a eu lieu 7 mois plus tard) et, si aucun miracle ne survient, vers ma mort. Et cette bataille, vécue par un autre, faisait écho à la mienne.

À travers les livres reçus de l’amie de ma mère récemment, j’avais trouvé On peut se dire au revoir plusieurs fois, de Servan-Schreiber. Je l’ai terminé hier. Un recueil de réflexions qu’il a écrit à la fin de sa vie, avec la dernière attaque de son cancer, quand l’espoir s’amenuisait. À bien des égards, ses constats rejoignent ce que j’ai pu écrire ici, sur Soleil en tête. Mais pour Servan-Schreiber, qui a écrit les livres Guérir et Anticancer, la réflexion touchait surtout sa propre démarche et ses convictions dans son mode de vie «anticancer». Si la maladie avait raison de lui, en allait-il autant de ses principes de santé?

Non. Bien sûr que non.

Pourtant, il avoue revoir différemment l’ordre de priorité des principes anticancer. Ainsi, c’est la méditation quotidienne ou la cohérence cardiaque qu’il place en premier, suivie par l’exercice physique et l’alimentation. S’il reconnaît, à la fin de sa vie, avoir négligé sa sérénité, happé qu’il était dans son travail et la promotion de ses livres, il n’a pas de regrets. Mais surtout, il a réalisé l’importance des liens, qu’ils soient avec nos proches ou entre les cellules de notre corps et, à plus large échelle, entre nous et notre planète… qu’il faut sauver de son cancer.

Je ne dirais pas que cette lecture m'a fait du bien, puisque ces jours-ci je nage en pleine mélancolie. Mais c'est un beau livre qui peut certainement accompagner la réflexion.

**

David Servan-Schreiber avec la collaboration d'Ursula Gauthier, On peut se dire au revoir plusieurs fois. Paris, Robert Laffont, 2011. 157 pages.

 

 

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22 juillet 2014

Recadrage

JGR Louvre

Zut. Zut et rezut (ça, chers amis-lecteurs, c’est la version polie. L’autre, vous l’auriez eue vendredi dernier, en direct. Mais je vous l’épargne.)

Zut, donc.

Je perds la boule, je pense. Maintenant, il va falloir me faire aider, me « recadrer » pour mes suivis médicaux…

Finalement, l’IRM de suivi que je devais passer n’était pas, comme je le croyais, le 18 juillet, mais le 11 juillet! Quand je me suis rendue à l’hôpital pour ma résonance, je me suis fait dire que je n’avais pas de rendez-vous et, après vérification, on m’a dit que c’était le 11. Pire : j’avais noté ce rendez-vous du 11 dans mon agenda électronique et j’étais totalement passée à côté (oui, merci. J’ai découvert qu’on pouvait mettre une alarme à nos rendez-vous importants. C’est noté…)

Panique. Pleurs. Rage contre moi-même. Contre mon chum, un peu aussi (et il n’y est pour rien). Rage parce que je me mets à avoir plein de trous de mémoire et que moi, si organisée d’habitude, je ne peux même plus me fier à moi-même. Je m’auto-trahis.

Vendredi dans la salle d’attente lorsque je me suis rendu compte que ça ne fonctionnait pas mon affaire puisqu’un autre monsieur avait rendez-vous exactement à la même heure que moi, je discutais avec sa femme qui me disait que c’est elle qui gère tout le dossier de son mari, atteint d’une tumeur au cerveau lui aussi. Il perd ses moyens, donc il faut qu’elle veille à tout… Tandis que moi, c’est moi qui gère mon dossier… et c’est moi qui commence à en perdre.

Bref. Je dois avoir des « garde-fous » pour voir à ce que je ne tombe pas dans le vide…

Là, cette histoire d’IRM manqué a eu comme conséquence de déplacer mon rendez-vous avec ma neurochirurgienne, car il n’y avait aucune place libre avant le 25 juillet pour une résonance, et que je devais voir ma docteure le 24.

Je passe donc un IRM le 25 juillet et je vois ma neurochirurgienne le 30 juillet.

Tout le monde me rassure en me disant que ça ne repousse pas de beaucoup mon rendez-vous. Or, souvenons-nous que mes suivis se faisaient aux trois mois et que c’était la première fois qu’on étirait à quatre mois… Là, c’est une semaine de plus.

Espérons que tout va bien et que la tumeur se tient tranquille.

Une chose est sûre, c’est que ça me prend un recadrage dans mon organisation, désormais. Et mon conjoint et ma mère seront les «garde-fous» de mon calendrier. 

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14 juillet 2014

L'ANG1005

Chez Nina en bonne compagnie

Samedi 10 mai. Le Cercle. Brouhaha de voix et de rires dans la salle en attendant le début du spectacle de Philippe B.

Mon amie Suzanne qui me dit : « Tu dois être contente des bonnes nouvelles ? »

- Euh ?

- Voyons, je m’étais dit que tout le monde avait dû t’en parler !

Non. En fait, non. (Évidemment, le lendemain, j’allais recevoir deux messages d’amis m’envoyant ce lien.) Alors elle m’explique qu’elle a lu, deux jours plus tôt, un article sur un nouveau traitement prometteur du cancer du cerveau. En bonnes filles branchées que nous sommes, deux-trois clics sur nos cellulaires nous ont permis de lire l’article en question.

Mon dieu.

J'ai ressenti une bouffée de bonheur. D’espoir. Le spectacle a été excellent et ensuite, nous avons été essayer la nouvelle - hyper-sympa et délicieuse - pizzéria chez Nina. Je planais. Je vivais tout avec intensité. Un vrai high.

Cependant, j’allais bientôt partir en stage à Rome. J’ai remis à plus tard un billet de blogue où je vous parlerais de l’ANG1005 (puisque c’est le nom de cette molécule géniale sur laquelle se portent actuellement mes espoirs.)

Qu’est-ce donc que l’ANG1005 ?

Eh bien, c’est une molécule qui a la particularité de traverser la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau et qui bloque les agents chimiques. Cette barrière fait en sorte que les maladies du cerveau sont complexes à traiter.

Alors voilà que chez Angiochem (une compagnie de biotechnologie de Montréal) une équipe de chercheurs dirigée entre autres par le docteur Richard Béliveau (archiconnu au Québec pour ses livres sur l’alimentation et ses chroniques santé à la télé) a réussi à faire transporter par l’ANG1005 un agent de chimiothérapie directement dans les tumeurs. Et les résultats sont très, très encourageants. Les patients répondent bien (entre 60 et 80% de guérison, dont des rémissions complètes) et même des glioblastomes (le cancer du cerveau le plus redoutable et incurable). En plus, des cancers secondaires (métastases du cancer du poumon et du sein) ont aussi été traités avec succès.

Wow.

Ça, dans le monde médical, c’est de la très bonne nouvelle.

On parle de 2016 pour qu’un traitement soit disponible.

2016, c’est dans deux ans. J’ai des chances de me rendre là, non ? 

Et puis vendredi le 18 juillet, j’ai mon IRM (je suis récemment passée de 3 à 4 mois pour mes suivis). Je revois ma neurochirurgienne chouchou le 24 et j’aurai plein de questions à lui poser sur ce traitement miracle. 

Tout ça pour vous dire que ce samedi 10 mai, j’ai plané un peu sur l’idée de guérir.

Oui, peut-être… 

 

 

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24 juin 2014

Per me l'estate!

Hamac au soleil

Oui, à moi l'été.

Me revoilà, pleine de souvenirs de mon deuxième stage à Rome. Satisfaite, heureuse.

Décidément, cette seconde version a beaucoup bénéficié de l'expérience acquise lors du stage de 2012. Nos déplacements étaient plus efficaces, nous n'hésitions plus entre la marche, le métro ou le bus, sachant d'emblée ce qui serait le plus rapide. Nous connaissions déjà les trucs pour aller plus vite lors des visites dans certains sites achalandés. Et gagner ce temps nous a donc permis de mieux profiter des lieux visités. Et en prime, nous avons tenu un blogue relatant notre expérience!

Mais en ce qui me concerne, c'est mon état d'esprit qui était fort différent. Car je n'avais pas le nuage noir de la récidive au fond de l'âme. J'étais détendue. La tête libérée des soucis. Bien entendu, maintenant, la récidive fait partie de mon quotidien. Le choc est absorbé, la surprise passée. J'assume. En profitant de tous les instants de vie qui passent.

Et maintenant, c'est l'été. L'air embaume du parfum des feuilles humides dans le soleil du matin. Les oiseaux piaillent.

Et en cette journée de Fête nationale, c'est congé. 

Mon Amour n'a pas de vacances cet été, alors pour moi l'été sera synonyme d'écriture, de lecture au creux de mon hamac quand le soleil sera de la partie. Un peu de préparation de cours, à travers tout ça (mais c'est toujours un peu les vacances, pour moi, de repenser mes cours!).

Et puis, un beau projet qui a germé tout l'hiver arrive à terme ces jours-ci. Un recueil de nouvelles qui paraîtra le 3 septembre. Je vous en reparlerai, bien entendu

Côté santé (car n'oublions pas l'objet central de ce blogue non plus!), mon prochain IRM aura lieu le 18 juillet et je revois ma chère neurochirurgienne-oncologue le 24 juillet. Ah! Mais j'oubliais: une belle percée scientifique semble entrouvrir des possibilités très, très ensoleillées pour moi et pour bien des gens atteints de cancers au cerveau. Ça aussi, je vous en reparle sous peu.

Comme quoi, le soleil brille. 

J'espère que vous réussissez à le voir, quelle que soit la couche nuageuse qui plane sur votre coeur.

 

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25 avril 2014

Ma vie de prof: préparer un stage

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Une des plus belles expériences que j'aie vécues a été, en mai-juin 2012, le stage à Rome avec un groupe d'étudiants. Et, si vous avez suivi mes péripéties à cette époque, vous vous souviendrez qu'en raison d'une rechute, j'ai affronté bien des tourments... jusqu'à ce que se présente le "plan C" qui m'a ouvert les portes de la Ville éternelle.

Cette année, c'est reparti pour un tour. Dix-sept étudiants sont inscrits au Stage à Rome: séjour culturel et linguistique. Certes, nous avons eu des préoccupations financières et nous avons été chercher des mécènes, mais cela a eu comme impact positif de me rendre créative en mettant en ligne un blogue qui nous permet de témoigner de nos préparatifs et qui, lorsque nous serons sur les lieux, sera un moyen de communication.

C'est vrai qu'organiser l'activité pour une deuxième fois nous permet d'être plus efficaces. Pour les demandes de bourses, on peut faire du "copier-coller", ajuster ce qui sera changé. Nous avons une meilleure idée des trajets d'autobus, ce qui devrait accélérer certains déplacements, par exemple. Nous avons appris qu'il n'a servi à rien de réserver à l'avance pour les Musées du Vatican. Ce fut cher et inutile... Nous savons aussi que, pour nous les profs, suivre les cours d'italien est trop exigeant. Cette année, nous prendrons cette période (de 16h à 18h chaque jour de la semaine), pour préparer la journée du lendemain et potasser le budget. Après avoir passé de longues soirées affamés et fatigués, nous avons compris qu'on ne pouvait pas tout faire! 

N'empêche, on ne peut pas que faire du "copier-coller"... Organiser un stage, c'est beaucoup de travail. 

C'est d'abord se transformer en agent de voyage. Même si nous faisons affaire avec une excellente agente, dynamique et dévouée, c'est de la gestion pour réserver les billets, acheter les assurances, etc. C'est aussi gérer, à distance, l'organisation du logement à Rome. Pour cela, nous avons l'aide précieuse du directeur de notre école de langue, le Centro Dante Alighieri. C'est lui qui négocie les conditions (loyer, services, paiements...) avec un proprio -ma foi!- léonin. Malgré cela, c'est des soucis pour nous, les organisateurs.

C'est un cours à donner, aussi, aux deux semaines. Mais à la suggestion des anciens stagiaires, nous avons tenu des activités optionnelles sur la case horaire du cours "libre". Et si le cours était en grande partie monté, j'ai dû débrousailler la Renaissance et le Baroque pour enseigner cette période. Il faut dire que cette année, nous partons à deux, et non à trois. Le groupe est moins nombreux, et la présence d'un troisième accompagnateur n'était pas requise. 

C'est même créer un t-shirt et gérer les commandes!

Et c'est plein de nouveautés, notamment dans les évaluations que nous avons variées. Par exemple, nous avons décidé de remplacer les deux laboratoires sur le terrain par de courts exposés oraux. Il a donc fallu choisir les sujets, les planifier et les attribuer. Ainsi, le lundi 26 mai, des stagiaires parleront de la Curie sur le forum romain. Le mardi 27, nous aurons des informations sur la Colonne trajanne. Le mercredi 28, une explication sur l'église Saint-Pierre-aux-Liens et la statue du Moïse de Michel-Ange. Le jeudi 29, nous découvrirons l'Ara pacis, le 21 mai, la Piazza Navone et la fontaine des fleuves. Le mardi 3 juin, c'est la Via della Conciliazionne qui nous sera présentée, puis le 4 juin, l'église de la Sainte-Croix-de-Jérusalem et ses fameuses reliques... enfin, le jeudi 5 juin, deux stagiaires nous parleront du Château Saint-Ange.

Bien entendu, ces exposés auront été préparés avant le départ... mais présentés sur les lieux mêmes! Et ce sera intéressant d'entendre les points de vue des étudiants, et non seulement celui des professeurs!

Et puis je suis actuellement en train de planifier l'horaire des billets de blogue. Car une des évaluations en stage consistera en un petit texte sur le blogue Vieni a Roma.

Sans compter que nous avons un groupe Facebook, que j'entretiens du mieux possible, ajoutant, au fil des jours, des informations pratiques ou des liens internet qui peuvent intéresser mes romani-stagiaires. 

Voilà donc comment j'occupe mon temps.

Si vous êtes curieux, vous pouvez venir nous visiter ici

***

Image: Croquis d'Eloise Heinzer.

 

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20 mars 2014

Passer de trois à quatre

Porte N

J'ai eu cet avant-midi les résultats de mes derniers examens de contrôle.

À mon entrée dans son bureau, ma neurochirurgienne m'a demandé, d'un ton enjoué: "Pis? Du neuf depuis décembre?" Or, moi, avec mon stress et mon petit déficit de l'attention, j'ai entendu: "Il y a du neuf depuis décembre!"

Et ça, ça n'était pas une bonne nouvelle. Du tout. Donc je ne comprenais pas l'air réjoui de ma docteure.

Le malentendu réglé, j'ai vite été rassurée: rien n'a bougé depuis décembre.

Je vous l'ai dit, ma neurochirurgienne a une intelligence vive, elle est efficace, attentive et avenante. (Cette fois, j'ai réussi à la tutoyer!) Elle se rappelait de ce que j'avais mentionné comme problèmes d'élocutions, de concentration et d'écriture lors de notre dernière rencontre, et même des remarques de mon conjoint qui, lui, ne trouvait pas que c'était si marqué. Ma médecin voulait savoir si j'avais encore observé ces mêmes problèmes. Ils sont toujours là, oui. Cependant, je ne dirais pas que ça s'est empiré.

Ma chirurgienne a examiné avec nous les scans à l'écran de son ordinateur. Ma tumeur, toujours bien visible. Bien délimitée, mais stable. Mais cette fois, j'avais de nouvelles données, celles de ma spectroscopie.

Les résultats d'une spectroscopie, ça ressemble à un sismographe (l'image à côté vous donne une idée, mais il ne s'agit pas de mes propres résultats...) C'est un graphique qui compare les cellules avec les neurones, en comparant le côté sain (donc mon lobe droit) avec les tissus envahis par la tumeur dans mon frontal gauche. Ainsi, dans les zones saines, ma courbe de neurones est beaucoup plus haute que celle des cellules. Du côté de la tumeur, elle est moindre, mais j'ai néanmoins plus de neurones que de cellules. Et dans la zone plus dense de la tumeur, c'est égal. Ces résultats ne peuvent pas être comparés, car c'était la première fois que je passais une spectroscopie, mais pour le moment, ils appuient l'IRM qui est stable.

spectre

Pour la perfusion, elle montre la vascularisation de la tumeur. Un oligodendrogliome est, par nature, très vascularisé. Ce que montrent mes examens, c'est que dans la zone de la "vallée sylvienne" (j'ai appris un nouveau mot), j'ai un vaisseau sanguin qui passe et qui donne l'impression d'une grande vascularité. Pourtant, tout est stable, en tenant compte de ce vaisseau. Rien ne montre un rehaussement.

Ainsi, ma neurochirurgienne est d'avis d'espacer d'un mois l'intervalle entre mes résonances magnétiques qui passeront de trois à quatre. Je ne repasserai plus de spectroscopie tant que tout semblera stable (ma médecin m'a dit en riant que si elle prescrivait des spectroscopies systématiquement, elle ne serait pas aimée par les radiologistes!).

Cerveau Vallée sylvienneMa prochaine résonance aura donc lieu en juillet.

C'est un grand "ouf!" que nous avons poussé à la fin de cette rencontre. Je suis contente de pouvoir envisager sans souci mon stage à Rome avec mes étudiants, et que je pourrai poursuivre ma session!

 

 

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07 mars 2014

IRM, spectroscopie et semaine de relâche

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Ce matin, 8h moins des poussières, sans même avoir eu le temps de m'assoir dans la salle d'attente, j'étais appelée pour mon examen de résonance magnétique.

Bien que ce test soit devenu très routinier, aujourd'hui, j'ai eu droit à un peu de nouveau. 

Comme il y avait six mois que je n'avais pas rempli le questionnaire, la technicienne m'a reposé les questions d'usage. Pas de changements (aucune nouvelle chirurgie, pas de métal nulle part, de tatouages, piercing.. alouette). Ensuite, on m'a installée sur le lit qui était bloqué et en attente de réparation alors j'ai dû y grimper!

De plus, la technicienne m'a annoncé que l'examen serait plus long. D'abord, on m'a posé un cathéter pour la perfusion (habituellement, je n'ai qu'une injection de gadolinium). En plus, après la résonance magnétique allait suivre une spectroscopie. En réalité, ça ne change pas grand-chose pour moi qui reste couchée dans la machine, immobile. Ça n'ajoute qu'une série de mesures, d'autres bruits étranges que je n'avais encore jamais entendus!

Et puis, la résonance, surtout après une période d'activités intensives au cégep et à la maison qui n'ont pas cessé depuis les dernières semaines, je vois ça comme une séance de repos. Bouchons dans les oreilles, la tête enserrée, une serviette sur les yeux qui restent de toute façon fermés et enveloppée dans une couverture, j'en profite pour réfléchir au rythme hypnotique de la machine-robot.

Au son monotone d'une note de piano électronique (un la?) j'ai même esquissé une partie de ce billet. Et une fois encore, j'ai pensé à cette pièce de Daft Punk, Robot rock:

Daft Punk - Robot Rock

Après m'être rhabillée, je suis passée au bureau de mon infirmière-pivot, mais elle était absente. Je lui ai simplement laissé un message sur son répondeur et je suis rentrée à la maison. 

Je rencontre ma neurochirugienne le 20 mars. Mais avant, je me repose. C'est enfin la semaine de relâche. Oui, c'est surtout une semaine de lecture et de correction... mais je compte en profiter. Ne serait-ce que pour écrire et lire un peu plus qu'à l'habitude.

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05 mars 2014

Impédance

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Il y a un mois, mon Amoureux et moi nous sommes (ré)abonnés à un centre d'entraînement physique. 

Je sais bien l'importance de rester active physiquement. Pourtant, dans le tourbillon, avec le rude hiver et une sinusite automnale, nous avons cessé de courir (jusqu'au printemps!). Mes maux de dos sont devenus un état permanent, handicapant mon quotidien, mes activités. Mon amoureux souhaitait prendre le contrôle de sa silhouette de quadragénaire... bref, tous les deux, nous avions grand besoin d'un peu d'exercice et de discipline. 

Lors d'un premier rendez-vous, le centre offre un examen basé sur un test d'impédance où la densité musculaire et graisseuse est analysée. Dans mon cas, sans surprise, mon tronc s'est révélé bien en deçà de la normale pour la musculature, de même que mes jambes. Quant à la distribution de ma masse maigre et grasse, je suis dans le bas de la normale.

C'est avec difficulté, malgré notre bonne volonté, que nous nous entraînons, au minimum une fois par semaine. Je fais un peu de cardio, des exercices sur un tapis, quelques machines. Mon but est de développer mes muscles dorsaux et ceux de mes jambes. Un dos plus fort m'aidera à moins souffrir dans mes longues séances de correction (ou d'écriture)...

Lundi matin, je repassais un test d'impédance. Je n'avais pas grand illusion concernant mes "progrès", n'ayant pas réussi à faire mes trois séances hebdomadaires... Or, mon corps montre déjà des signes encourageants. J'ai perdu quelques livres, et transformé 3% de ma masse grasse en masse maigre (muscles). La jeune employée avait l'air contente de m'annoncer ça.

Sur le retour, en marchant vers la maison, je réfléchissais à ce test d'impédance. À ce transfert de masse grasse en masse maigre...

Ne serait-il pas intéressant de pouvoir passer un tel test afin de mesurer comment, dans notre vie, on a réussi à transformer les épreuves en expériences positives, les malheurs en raisons de se réjouir, les peines en joie? Debout sur la machine voir, d'un seul rayonnement électrique, le plomb tranformé en or.

Pour le moment, je transforme de la masse grasse en masse maigre. 

Il n'y a pas de petite victoire.

Mon prochain IRM aura lieu vendredi matin, le 7 mars.

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