03 mars 2009
Un peu de nouvelles, de retour de chez l'oncologue
Plusieurs mois ont passé sans que j'ai ajouté de billets sur ce blogue. J'ai même pensé le fermer définitivement, mais tant que je ne suis pas vraiment déclarée "guérie" par mes médecins, j'hésite. Et puis, je continue à lire les commentaires que certains laissent parfois ici, et je demeure réceptive pour les questions et témoignages qui continuent d'entrer dans ma boîte de courriels.
Mais aujourd'hui j'ai un peu de nouveau, alors j'en profite pour vous donner des nouvelles de moi et de mon dossier médical.
Cet après-midi, je rencontrais mon oncologue, avec qui, avec le temps, j'ai fini par développer une très bonne relation. Il me tutoie, je lui ai offert mon roman cet automne (qu'il a lu et commenté, surtout en faisant des références à ce qui a trait à la maladie d'un de mes personnages principaux). Bref, il est loin le temps où j'ai eu des peurs concernant ses estimations!
J'avais passé au mois de novembre un nouveau PET scan. Ce sont ces résultats que j'allais principalement chercher aujourd'hui. Verdict: aucune activité de la tumeur. Elle continue donc à demeurer silencieuse, ce qui est une bonne nouvelle. Évidemment, pas de traces de nouvelles tumeurs (sinon, on relancerait encore une série de traitements, ce qui n'est pas souhaitable...)
La tumeur ne disparaîtra jamais, ça, il faut s'y faire. C'est comme une cicatrice dans mon cerveau. Cependant, tant qu'elle ne bouge plus, je peux envisager l'avenir sereinement.
En espérant que la vie ne vous malmène pas trop, je retourne à mes livres en devenir, ma vie de prof... et tout le reste! Parce que ça continue!
Vous pouvez me suivre du côté du Soleil d'encrier!
29 octobre 2008
Suivi
« Même un an après la fin de votre chimiothérapie, c'est normal que vous soyez encore fatiguée. »
(Mon oncologue, lors de mon rendez-vous de suivi du 28 octobre)
À surveiller: ma prochaine résonance magnétique le 14 novembre, un suivi avec mon oncologue le 2 décembre où nous déterminerons si j'irai passer un autre TEP scan, question de vérifier le degré d'activité (ou d'inactivité, c'est à souhaiter) de ma tumeur.
J'ai remis un exemplaire dédicacé d'Enthéos à mon oncologue. Une pensée pour le remercier de prendre ainsi soin de moi. Ce qui nous a donné l'occasion de discuter un peu d'Euripide et d'auteurs anciens, réminescences du cours classique de mon médecin.
10 juillet 2008
Blog en pause pour une durée indéterminée
Après avoir tenu rigoureusement ce blog pendant plus d’un an, puis de façon aléatoire depuis la fin de ma chimiothérapie, je mets ce blog en sommeil pour une durée indéterminée.
Je rappelle qu’au départ, j’ai mis en ligne Soleil en tête pour donner des nouvelles à mes proches durant mes traitements de chimiothérapie et pour rester en contact avec les gens malgré l’isolement de la maladie. Maintenant, mon état de santé est stable et ma vie bouge à une vitesse telle qu’il m’est difficile de continuer à donner à Soleil en tête le temps qu’il faudrait pour qu'il conserve une réelle pertinence.
Mais voyez cela comme une bonne nouvelle : sans être « guérie », je vais bien. Mon état est stable et, franchement, c’est parfait pour moi.
Pour ceux qui arriveraient ici à la suite de recherches ciblées sur le cerveau et ses maladies de même que sur les traitements disponibles, sachez que je prendrai encore mes courriels à l’adresse en lien avec ce site: dusoleilentete@hotmail.com
Sachez qu’il y a de l’espoir, même quand les choses peuvent apparaître sombres. Qu’il est inutile de chercher des coupables, de voir une injustice de la vie quand on est frappé par la maladie. Il n’y a pas de justice. Il n’y a pas de coupable.
L’important, c’est, comme le dit le Dr Bernie Siegel, d’«être trop occupé à vivre pour être malade», de «vivre quand on est vivant». En fait, il faut vivre le moment présent.
Et garder espoir.
***
Quant à ceux qui s’intéressent à mes tribulations dans le monde de l’édition et à ma démarche de création, la vie continue sur Soleil d'encrier!
23 juin 2008
Entrevue d'essai
Pour ceux qui ne suivent pas nécessairement les développements autour de la publication de mon premier roman (prévue en août 2008), voici une entrevue filmée la semaine dernière où il est question de mon livre.
J'en parle un peu plus ici, sur Soleil d'encrier.
Il est à noter que cette entrevue n'a pas la prétention d'être professionnelle...
Entheos from Les éditions du Septentrion on Vimeo.
Séjour parisien (3e partie)
(Suite de la 2eme partie)
Jour 4
Après un lever tardif, nous étions en route pour Montmartre, quartier incontournable de Paris, associé à la bohème et aux arts (avant d’être porté à l’écran dans le film Le fabuleux destin d'Amélie Poulain!). Petit choc à la sortie du métro : ici, on attend le touriste de pied ferme! Il faut jouer du coude et repousser l’armée de vendeurs itinérants qui essaient de vendre toutes sortes de babioles… Ouf. C’est la seule et unique fois du voyage où nous nous sommes fait servir le : « Vous êtes Québécois? » Mais bon. Nous avons fui les lieux (la sortie du métro Barbès-Rochechouart de même que le bas de l’escalier du Sacré-Cœur) et la situation s’est nettement améliorée.
Montmartre est vraiment typique. C’est exactement à l’image qu’on s’en fait. Les principales rues, dont la place du Tertre, sont cependant bondées de touristes, mais plusieurs petites rues sont plus tranquilles et permettent de s’imprégner de l’ambiance. Nous avons visité le Sacré-Cœur puis nous avons marché, acheté des cartes postales, mangé dans un incroyable petit (minuscule) bistrot, Le Poulbot, tout à fait sympa situé sur la rue du même nom.
(Photo: Bistrot Le Poulbot)
Après des recherches intensives, nous avons aperçu le moulin de la Galette, nous sommes passés près des vignes, arrêtés voir le Lapin Agile et avons grimpé quelques escaliers. Nous sommes redescendus ensuite prendre notre métro.
(Photo: Cabaret Le Lapin Agile)
Après un petit souper tranquille à l’appartement (où j’ai tenté de reprendre des forces car mes jambes commençaient à faire mal), nous sommes repartis cette fois en direction de la Tour Eiffel.
Bon. Je sais que la Tour Eiffel est hyper touristique. En fait, c’est une vraie tour de Babel, il n’y a pas à dire. En plus, c’est assez cher pour y monter (12 euros pour la totale) et l’attente est interminable (plus d’une heure et on était en soirée). Il a même plu pendant que nous attendions… Mais quand même. Ça en valait la peine. La Tour Eiffel, elle n’est pas banale. D’abord, elle est bien plus grande que ce que j’imaginais. On la voit de presque partout, d’ailleurs. Ce n’est pas pour rien qu’elle est devenue le symbole de Paris. La structure aussi est impressionnante. Et en plus, depuis l’an 2000, le soir, la Tour scintille pendant dix minutes à chaque heure pile. Elle a scintillé deux fois pendant que nous étions là.
(Photo: La Tour Eiffel vue du Trocadéro)
Après être redescendus par les escaliers, nous avons filé de l’autre côté de la scène pour voir la Tour du Trocadéro. Quelle vue splendide, alors que la Tour est toute illuminée! Nous sommes ensuite rentrés.
Jour 5
Pour cette avant-dernière journée, nous avions un programme chargé. D’abord, nous avons pris le métro jusqu’aux Tuileries. Nous avons traversé les jardins jusqu’à la place de la Concorde où se dresse l’Obélisque. De là, nous avons marché jusqu’à la rue Royale où je voulais prendre le thé et manger des macarons chez Ladurée, une institution parisienne. Nous n’avons pas eu à faire la file sur le trottoir étant donné que nous voulions aller au restaurant (d’ailleurs, c’est possible pour les clients du resto d’éviter la file en commandant des macarons pour emporter). La réputation des macarons Ladurée est méritée : ils sont délicieux. Légers et croustillants. Parfaits pour déguster avec un bon thé Earl Grey. Mon Amoureux, lui, a pris un Saint-Honoré framboise-pistache qu’il n’a pas regretté non plus!
Ensuite, nous avons poursuivi notre promenade et vu la façade de la Madeleine, église d’inspiration grecque, l’Opéra de Paris, la place Vendôme, la Comédie française, le Palais royal. Nous avons continué jusqu’aux Halles (dont l’architecture fut critiquée lors de leur réfection) et nous avons marché ensuite dans le quartier de l’Horloge qui tient son nom de l’automate Le défendeur du temps que mon Amoureux voulait voir à tout prix. Déception : l’automate est en panne… Tant pis! 
(Photo: Le défenseur du temps... en panne!)
Un petit détour rue de Montmorency pour voir la maison Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste, ensuite arrêt au Centre Georges-Pompidou que j’aurais voulu visiter… mais le temps nous manquait. Un regard sur l’originale et colorée fontaine Stravinsky et nous étions déjà sur le retour, à quelques minutes à pied de l’appartement.
Jour 6
C'est lors de la dernière journée d’un voyage qu’on se rend compte de tout ce qu’il ne sera pas possible de faire… J’ai donc dû oublier ma visite des expositions du Centre Georges-Pompidou ainsi que l’idée d’aller jusqu’au cimetière Montparnasse. Nous avons cependant marché pour voir l’Institut du Monde arabe qui se caractérise par ses fenêtres aux cellules photosensibles qui s’ajustent au degré de lumière.
(Photo: Institut du Monde arable)
Nous avons également marché jusqu’au Jardin des plantes qui est un très agréable lieu de détente. Certains spécimens d’arbres sont vraiment magnifiques dont beaucoup âgés de centaines d’années. Nous avons été impressionnés par un très beau cèdre du Liban. Ensuite, nous sommes passés aux Arènes de Lutèce qui remontent à l’époque romaine, puis nous sommes passés par la Place de la Contrescarpe (pour la chanson de Duteil) et pris un sandwich et une pâtisserie rue Mouffetard. Ensuite, nous sommes repassés devant le Panthéon pour redescendre la rue Saint-Jacques, le temps de bouquiner (j’ai acheté ma première «Pléiade», Écrits gnostiques qui renferme tous les textes de la bibliothèque de Nag Hammadi!) et de faire des emplettes, pour enfin rentrer et nous préparer pour un souper chez notre couple d’amis qui vivent à Clichy (ceux-là même avec qui nous étions allés au théâtre).
(Photo: Un drapeau du Québec fièrement arboré à la fenêtre de nos amis!)
Une soirée entre amis à Paris, ça, ce fut très apprécié! Nous avons discuté de plein de sujets «chauds» sur la France et le Québec, nous leur avons résumé notre séjour, nos principaux coups de cœur. En fin de soirée, nous avons eu droit à une balade en voiture en passant par les Champs-Élysées jusqu’au coin de notre petite rue de la Harpe, avec un arrêt fort intéressant : ma copine m’a fait visiter le bureau où elle travaille, situé dans un immense et luxueux appartement parisien. Elle voulait que je puisse voir ça, parce que c’est assez rare, étant donné le prix de location de ces appartements (je repensais à Ensemble, c’est tout de Gavalda). Bref, j’ai été très impressionnée!
C’est ainsi que s’achevait notre premier voyage à Paris, ce beau moment en amoureux… Il nous fallait tenter de tirer le maximum des trois heures de sommeil qui restaient avant notre lever et notre départ. Mais une chose est sûre : l’été prochain, nous retournerons en France avec les enfants!
20 juin 2008
Séjour parisien (2e partie)
(Suite de la 1ere partie)
Jour 2
Nous nous sommes levés tard, malgré un réveil programmé à 7h30. En fait, un des constats de notre séjour parisien aura été notre totale incapacité physique à nous réveiller avant 10h du matin… Tant pis. Nous avons quand même profité à fond de nos journées et de nos soirées.
Vers midi, nous étions en route pour le Panthéon. Sur la route, nous avons pu reluquer les vitrines d’une multitude de librairies (Quartier Latin oblige… mais je n'étais certainement pas pour m'en plaindre!) et nous sommes passés devant la prestigieuse Sorbonne.
(Photo: Statue de Guillaume Budé,
un célèbre humaniste de la fin du XVe siècle qui a oeuvré à la valorisation des lettres grecques et latines et en l'honneur de qui existe une collection de livres aux Presses universitaires de France)
Nous avons été fort impressionnés par le Panthéon, qui se dévoile au marcheur au détour d’un coin de rue. Mon Amoureux a beaucoup aimé le concept de « La Patrie reconnaissante». C’est en effet un lieu spécial où ont été honorés les artisans de la Patrie française (des hommes, presque exclusivement!). J’ai eu un petit coup au cœur en voyant la liste des noms des écrivains morts pour la France durant les deux guerres mondiales. Le nombre fait frémir. Mais nous gardons un bon souvenir de notre visite chez les grands esprits français : Voltaire et Rousseau, face à face pour l’éternité, Pasteur, Malraux, Braille, Marie Curie, etc. Autre spectacle du lieu : le balancement du Pendule de Foucault! Lent et régulier. Les lieux où se passe une partie du roman d’Umberto Eco, intitulé justement Le pendule de Foucault.

(Photo: Fronton du Panthéon indiquant: "Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante")
Notre prochain arrêt : le musée d’Orsay, où se trouve la collection des peintres impressionnistes et d’art nouveau, installée dans l’ancienne gare d’Orsay, sauvée de la démolition dans les années 70. L’édifice lui-même est impressionnant et le café des Hauteurs, situé derrière une des horloges, permet de prendre une bouchée dans une ambiance hors du commun.
(Photo: Vue de l'arrière de l'horloge, Café des hauteurs, Musée d'Orsay)

Nous avons passé quelques heures à visiter les différentes salles, le temps entre autres d’admirer quelques toiles de Van Gogh, et de Toulouse Lautrec et de Monet, le fameux Déjeuner sur l’herbe de Manet (qui fit tant scandale en 1863) et la très belle collection de meubles et d’intérieur d’Art nouveau.
Après notre visite, nous nous sommes dirigés vers un lieu mythique du Paris des écrivains : Les deux magots, situé sur le boulevard Saint-Germain, où je souhaitais me rendre prendre un café et voir l’endroit où Sartre et De Beauvoir, notamment, se réunissaient avec leurs amis. J’ai pris un « café au pot », pour l’occasion. Mais ce qui a été vraiment intéressant aux Deux magots, c’est mon rendez-vous avec la blogueuse Caro[line] qui est venue nous rejoindre après son travail. Nous avons discuté livres (voyons!), du Québec (elle a fait un très beau – et exhaustif- voyage au Québec l’automne passé) et de plein d’autres choses et ce fut un moment fort agréable.
Jour 3
Notre troisième journée à Paris s’est déroulée entièrement au Louvre. Nous y avons passé sept heures durant lesquelles nous avons tenté de voir le plus d’œuvres possible. Sans dire que j’ai tout vu, j’ai pu admirer la plupart de ce que je voulais voir soit la Mésopotamie (gigantesque et absolument fascinant! Malgré ma déception : le Code d’Hammourabi était en déplacement…), l’Égypte (dont le scribe assis), la fantastique collection de vases grecs de même que les marbres (moment d'ébahissement devant la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace), les œuvres romaines et étrusques, la peinture italienne (dont la Joconde, mais pas seulement!), la peinture hollandaise (Vermeer, c’est certain, mais d’autres aussi!), française (splendides toiles de David et de Delacroix), la sculpture française et italienne… sans compter que le Louvre était un château dont les multiples salles sont, dans plusieurs cas, absolument magnifiques!

(Photo: Pas de course au Louvre!)
Oui, bon. On a un peu couru. Marché vite, en fait. Mais on a pu voir ce qu’on avait au programme, en faisant même un arrêt au Richelieu, le chic café des lieux.
Nous sommes ensuite passés rapidement à l’appartement pour manger et nous préparer à une sortie au théâtre. Nous rejoignions un couple d’amis sur les Champs-Élysées au théâtre De Marigny pour assister à la pièce La vie devant soi, adaptée du roman de Romain Gary. La pièce a, à juste titre, mérité plusieurs prix, dont celui d’interprétation pour la comédienne qui tient le rôle de madame Rosa, Myriam Boyer.
Ce fut une très belle soirée qui s’est terminée par une marche en amoureux jusqu’à l’Arc de triomphe. Nous sommes ensuite rentrés en métro cette fois!
À suivre!
19 juin 2008
Séjour parisien (1ere partie)
Après une session bien remplie (trop?), j’avais hâte de passer quelques jours à Paris avec mon Amoureux. En plus, c’était notre voyage de noces! Voici le résumé de notre séjour dans la Ville Lumière.
Jour 1
Partis de Montréal le 1er juin en soirée, nous sommes arrivés à Paris à l’aéroport Charles-de-Gaulle le 2 juin au matin. Après un trajet de 45 minutes en RER, nous étions arrivés au cœur du Quartier Latin pour prendre possession d’un charmant studio qui allait être notre nid pour les six jours que durerait notre voyage. Après l’accueil chaleureux de notre logeuse et les explications d’usage, nous nous sommes reposés un peu avant d’entreprendre notre premier tour de ville.
En après-midi, nous étions en route pour Notre-Dame, après un arrêt rue Dante pour casser la croûte. J’ai appris d’ailleurs qu’en commandant un allongé à Paris, le café arrive noir… Pour avoir du lait ou de la crème, il faut commander (et payer) en conséquence.
Il faut dire que marcher dans Paris est en soi une activité intéressante. Notre studio, situé rue de la Harpe dans le VIIe arrondissement, nous permettait de joindre à pied pratiquement tous les grands monuments du centre-ville. Notre-Dame était à environ 400 m. 
(Photo: Fontaine Saint-Michel)
Balade à pied, donc. Arrêt obligé à la librairie Shakespeare and Company. Un lieu absolument fascinant, où les livres sont partout, du plancher au plafond, sur deux étages. Un piano, des miroirs, lustres, vieux bahuts contribuent à l’ambiance chaleureuse des lieux. J’ai adoré! Quand on achète un livre, on peut le faire estampiller : «Shakespeare and Compagny, kilometer zero, Paris». C’est ce que nous avons fait avec l’exemplaire de Leaves of Grass de Walt Witman (dont le fils a fondé cette petite librairie en 1951).
Traverse du pont. Appréciation de la vue sur la Seine et du passage des bateaux-mouches. Photos. Nous sommes vraiment à Paris!
Visite de Notre-Dame. Un incontournable, c’est certain. Mais une déception quand même si on compare cette église à d’autres. Trop de touristes, peut-être? L’église est belle, mais on n’y sent plus l’ambiance sacrée. Le lieu a beaucoup perdu, je pense, avec les exactions qu’il a connues avec la Révolution. L’ascension des tours vaut cependant la peine (plus de 350 marches!) : la vue sur Paris y est très belle.
(Photo: Vue de Paris du haut d'une des tours de Notre-Dame)
Second arrêt touristique : la Sainte-Chapelle. On m’en disait du bien, avec raison. Les vitraux de cette petite église sont splendides. J’ai de loin préféré la Sainte-Chapelle à Notre-Dame.
(Photo: Nef centrale de la Sainte-Chapelle)
Ensuite, nous sommes partis faire nos courses au Monoprix du boulevard Saint-Michel qui allait devenir notre supermarché des prochains jours. Des achats en vue du souper et pour le petit-déjeuner. Café, lait, pain, fromage, saucisson, vin et jus de raisin (qu’un de mes amis m’avait conseillé : saviez-vous qu’il y a des cépages de jus de raisin?). Un arrêt reposant « chez nous » et petit gueuleton. Ensuite, en route vers le Pont-Neuf pour une embarquée en bateau-mouche.
La balade en bateau-mouche, le premier soir, a été une belle façon de faire un grand tour de Paris et d’identifier les principaux monuments. Notre-Dame (bien sûr), le Louvre, l’Assemblée nationale, les différents ponts (on en compte 38!) avec leurs principales caractéristiques, le musée d’Orsay, l’Obélisque de la Concorde, la tour Eiffel (Nous l’avons même vue scintiller sur le coup de 22h!), les luxueux hôtels particuliers de l’île Saint-Louis, etc. Un peu plus d’une heure de promenade guidée pour 10 euros!
(Photo: Vue sur la Tour Eiffel et le pont Alexandre III, du bateau-mouche)
À suivre!
18 juin 2008
Dossier thyroïde: la suite
Appel de ma médecin de famille tout à l'heure: elle a en main les résultats de ma scintigraphie. Diagnostic: thyroïdite.
Eh oui! Malgré un premier pronostic penchant vers le syndrome de Graves (d'ailleurs, ma médecin de famille m'a demandé encore une fois si j'étais CERTAINE que c'était un VRAI médecin qui m'avait donné une telle opinion), il semble que je sois plutôt atteinte d'une thyroïdite ce qui, ma foi, est beaucoup plus simple à gérer: il suffit d'attendre que ça passe en assurant un suivi régulier de ma TSH dans mon sang.
Un petit contrôle sera fait toutefois: je dois passer une échographie de ma thyroïde le 14 juillet, question d'investiguer le lobe inférieur droit qui était moins visible sur les clichés. Juste pour nous assurer que tout est ok.
En attendant, me voilà en hypothyroïdie depuis la fin mai (j'ai donc passé mon voyage à Paris en hypo... Bonjour la fatigue! Ce qui ne m'a pas empêchée de profiter de ce séjour dont je vous reparle bientôt) mais sur la voie de la stabilisation.
Cela devrait me laisser un peu d'énergie pour consacrer du temps à mon amie "Souris" qui passe un très mauvais moment.
11 juin 2008
Papillon noir
Ouf.
Par où commencer?
J'ai fait un bon voyage. Je vous en reparlerai.
Mais aujourd'hui, c'est ma santé qui est encore une fois venue occuper mes pensées... et ma journée.
Hier, j'ai été à l'hôpital prendre ma dose d'iode en vue de ma scintigraphie de ce matin. C'était une affaire de rien. On prend un comprimé avec un verre d'eau et le tour est joué. Mais il y avait un questionnaire, avant. Un questionnaire qui demandait plein de questions du genre "Avez-vous mangé des fruits de mer dans les derniers jours?" Ben, oui. Hier encore. Et à Paris, il y a trois jours. "Avez-vous passé des tests médicaux utilisant des agents de contrastes?" Oui. Des IRM, avec injection de gadolinium. Bon. Problème. Il faut vérifier si le gadolinium contient de l'iode. Téléphone à la technicienne en imagerie médicale. Réponse: le gadolinium n'est pas à base d'iode. Pourquoi est-ce important? Parce que si ma thyroïde avait déjà été imbibée d'iode, le comprimé n'aurait servi à rien. Et je n'aurais pas pu passer ma scintigraphie.
Mais ouf. J'ai pu ensuite prendre ledit comprimé et retourner faire ma journée (qui s'est en fait déroulée au salon funéraire et à l'église pour le décès d'un proche très aimé).
Aujourd'hui, 8h15. Rendez-vous pour la fameuse scintigraphie. On va voir ce qu'on va voir: pourquoi suis-je donc en hyperthyroïdie? À cause d'une simple inflammation ou à cause du syndrome de Graves?
La scintigraphie s'est bien déroulée (mis à part le fait qu'il a fallu refaire les clichés pour cause de "trainées" laissées par mes glandes salivaires) Mais c'est une affaire de cinq minutes. Non. Ce qui a été long, incroyablement long, c'est l'attente du médecin radiologiste qui devait voir avec moi les clichés.
Le temps a passé. Franchement, j'en ai presque perdu patience. (Au moins, j'étais en compagnie de ma fidèle maman et en possession de l'excellent Chagrin d'école de Daniel Pennac.) Mais j'ai dû constater avec effroi, vers 11h, que je ne serais pas capable de me présenter à ma réunion départementale! Et ce n'est que vers midi moins quart qu'un médecin très gentil, confondu en excuses pour ce retard, m'a montré des clichés d'un papillon aux ailes noires: ma thyroïde.
Verdict: j'ai le syndrome de Graves. Devant moi, trois options: une chirurgie qui viendrait retirer la moitié de ma glande hyperactive, ne laissant qu'un bout qui, à lui seul, devrait faire le boulot. Sinon, une médication quotidienne: quatre comprimés par jour pendant un an environ mais le problème peut revenir par la suite. Ou encore une prise d'un seul comprimé d'iode radioactif qui détruirait une bonne partie de ma glande. Le problème, c'est que souvent, l'iode en question détruit plus que nécessaire et la thyroïde n'est plus en mesure de fonctionner: il faut alors palier à cette carence par la prise de syntroïde.
Il était midi. Mon billet de stationnement frisait le maximum quotidien et je me suis dit que si je retournais à la maison avant mon autre rendez-vous chez l'oncologue à 14h, j'allais vraiment casquer pour rien. Mieux valait rester sur place et attendre. Je suis donc allée manger avec Maman au resto du coin et nous étions en oncologie dès 13h15. Arrivée d'avance, je suis passée tôt: à 14h30, j'étais sortie de l'hôpital.
Topo de cette rencontre avec mon oncologue: nous sommes revenus sur ma "fameuse" IRM du 8 mai (celle dont les clichés n'étaient pas parvenus à mon neurochirurgien...) Il avait le rapport bien en mains, lui. D'entrée de jeu, il m'a annoncé que l'IRM avait montré que je fais des sinusites chroniques (tiens...) et moi de lui annoncer que j'ai des pépins de thyroïde (avec résumé de ma rencontre de l'avant-midi). Mon oncologue m'a déconseillé l'iode radioactif: pour les mêmes raisons que celles qui nous font repousser la radiothérapie. La radioactivité est à éviter le plus possible. "Il faut penser à l'avenir", est l'expression qu'il a employée. Il me suggère la chirurgie. Plus efficace et sans danger.
De retour à la maison, j'ai pris rendez-vous avec mon médecin de famille. C'est elle qui pilote le dossier thyroïde (et sinusite). J'ai réussi à avoir un rendez-vous pour demain. C'est donc à suivre.
Quant à mon voyage à Paris j'y reviendrai. Pour le moment, j'ai encore un peu de décalage horaire à reprendre, et un moral à remonter. Au moins, j'ai de quoi m'occuper: mon roman mis en page m'a été envoyé, j'ai la semaine pour relire ça.
Mon oncologue a eu cette parole encourageante alors que je quittais son bureau: "Lâche pas! Tu vas y arriver!"
Ben oui. Je vais y arriver. Quand, c'est une autre histoire.
27 mai 2008
C'est terminé!
J'ai fini! F-I-N-I!
J'en suis venue à bout de cette pile de corrections! Malgré le mal de dos lancinant, malgré le soleil dehors, malgré mon envie de faire mille autres choses, malgré ma thyroïde hyperactive et malgré ma hâte de m'envoler vers Paris... Oui, j'ai fini mes corrections.
Je viens tout juste d'envoyer mes notes finales au collège. C'est parti. Ma session est terminée. (Bon, ok... j'ai une réunion le 10 juin, mais on comprend l'idée, non?)
Maintenant, je me replonge un peu dans mon roman. Une rencontre demain avec mon directeur littéraire pour parler des corrections faites par la réviseure (qui a fait du bon boulot, soit dit en passant.) Ensuite, un congrès de trois jours avec l'APHCQ. Samedi, on fait les valises puis départ pour Paris!
Yé!









