Radioactivit_Hier matin, j'ai été passer mon TEP scan, comme prévu. L'hôpital avait cependant appelé la veille pour me demander de me présenter à 7h00 plutôt qu'à 7h30... Ouf. Moi qui n'est pas particulièrement lève-tôt, ce détail n'était pas pour me réjouir mais bon. Mon problème, en fait, c'est que j'ai eu une petite crise d'insomnie la veille... et que je n'ai réussi qu'à grappiller quatre maigres heures de sommeil avant mon examen.

Un TEP scan, en fin de compte, c'est très simple. La seule complication, dans ce type de test, c'est l'injection d'un produit radioactif.

Alors que j'attendais pour passer, j'ai vu arriver le livreur qui apporte, chaque matin (ou peut-être plusieurs fois par jour) les doses du produit dans un contenant jaune, isolé, où on voit le symbole de la radioactivité. En fait, le produit utilisé perd rapidement son rayonnement radioactif et il doit être frais pour bien fonctionner. Une fois le produit arrivé, on procède le plus vite possible pour l'injection. D'où l'importance d'avoir bien préparé les patients.

Il y avait une autre femme avec moi hier matin. Une femme bien gentille, souriante... atteinte d'un cancer du poumon. Elle est entrée pour la préparation quelques minutes avant moi. Je l'ai suivie ensuite.

En fait, la préparation, c'est LA vraie partie du TEP scan qui, lui, ne dure que quelques minutes, en réalité. L'infirmière m'a d'abord fait signer des papiers prouvant que j'acceptais la responsabilité des traitements que j'allais recevoir, etc. J'ai demandé quel délai je devais respecter avant de pouvoir être en contact avec mon fils de cinq ans. L'infirmière m'a dit que le produit s'éliminait rapidement et que dès le soir, j'allais être capable d'être en sa présence (en évitant de le prendre dans mes bras). Ça simplifiait ma vie un peu! Puis, l'infirmière m'a posé un cathéter dans l'intérieur du bras. (Comme l'injection doit se passer rapidement, il est préférable que la veine soit déjà prête.) Je n'ai pas eu à me changer, j'ai même gardé mes chaussures. En fait, pour l'examen, on nous recommandait seulement d'avoir avec nous un chandail chaud et mon Amoureux m'en avait prêté un que j'ai enroulé sur mes épaules. On m'a installée dans un fauteuil de repos, les jambes allongées, avec une couverture.

C'est la période de repos qui prend le plus de temps dans la durée totale du TEP scan. Un premier 15 minutes de repos (mais l'infirmière m'a demandé de ne pas fermer les yeux... Il semble que le cerveau soit plus actif les yeux fermés.) J'ai donc dû lutter pour ne pas somnoler, dans la pénombre, avec interdiction de lire ou parler, à fixer un rideau blanc... avec quatre heures de sommeil derrière moi. Après ces quinze minutes, l'infirmière est venue m'injecter ma dose radioactive. Le produit est dans une sorte de capsule métallique et l'infirmière se protège derrière un petit paravent fixé sur la table pour procéder à l'injection. Le produit ne chauffe pas, ne produit aucune effet particulier quand il passe dans le sang. C'est complètement indolore.

Ensuite, c'est un 30 minutes de repos qui suit l'injection. Toujours le même principe: ne pas fermer les yeux (si possible), ne pas contracter les muscles, ne pas parler, ne pas bouger...

Puis, c'est enfin le test lui-même. On m'a fait passer dans la pièce voisine où se trouve la machine qui ressemble un peu à celle de la résonance magnétique. Je me suis allongée, on m'a installé la tête dans une têtière, on m'a sanglé. Mais le tout de façon bien confortable. Puis, je suis passée dans le tube (juste la tête) pour une dizaine de minutes.

Par la suite, j'ai attendu quelques minutes dans la salle d'attente, le temps qu'on me confirme que les photos étaient claires et que je pouvais quitter. C'était terminé.

J'aurai les résultats du TEP scan lors de ma prochaine visite chez mon oncologue, le 26 novembre.

Comme j'étais à jeun, mon Amoureux et moi sommes allés mangés dans un petit café. Ensuite, je suis passée me reposer à la maison avant de rentrer donner mes cours dans l'après-midi tandis que mon Amoureux faisait ses bagages en vue d'un voyage de quelques jours à Seattle, pour son travail. Me voilà donc "monoparentale" jusqu'à dimanche soir...