bougies

Le 6 mai, cela a fait trois mois que j'ai été opérée. J'avais en tête de faire un billet sur l'opération elle-même puisque j'en ai très peu parlé jusqu'à maintenant et je me disais que c'était le moment de le faire. La journée a passé. Je n'ai pas été capable de rassembler adéquatement mes idées. Et puis j'ai laissé tomber. 

Alors le 6 mai, je n'ai rien écrit.

J'aimerais vous dire que tout va pour le mieux. Que se faire opérer au cerveau est une affaire de rien.

Or, ce n'est pas vrai. C'est beaucoup de choses à gérer, à réapprendre, à changer. Il y a de bonnes journées. Et il y a de moins bonnes journées.

Ces derniers temps, ce sont plutôt de mauvaises journées.

Cependant, une "mauvaise" journée, ce n'est quand même pas si mal. Je suis active. Je me lève, je bouge. Je vais à l'IRDPQ faire de l'exercice et rencontrer l'orthophoniste. Je m'occupe de ma famille, de la maison. Je vois parfois des amis. Je ne pète pas le feu, mais je me tiens debout. J'avance. Doucement. Mais j'avance.

Et ça fait trois mois.

Trois mois, c'est la période durant laquelle j'allais faire 90% de progrès. Ensuite, le reste de la réhabilitation se fera sur le long terme. Ça peut prendre des mois, voire un an. 

Donc je dois voir les prochains mois comme des marches d'escalier. C'est le temps qui doit faire son oeuvre.