Bicyclette

J'entends souvent dire que, parce que j'ai déjà publié deux livres (avec en plus Pourquoi cours-tu comme ça ?), je devrais savoir comment écrire.

Bon. Tout d'abord, rappelons-nous qu'écrire un livre, ce n'est pas comme faire de la bicyclette. D'une fois à l'autre, écrire, ça varie. Cela dépendra de l'histoire, du sujet. De ce qu'on a envie de conter, de comment on a envie de le raconter... Bref, moi, ce sont des questions qui m'habitent. (Oui, j'en fais parfois de l'insomnie...)

Actuellement, j'ai une idée. Une bonne idée du plan d'ensemble. Mais je n'ai jamais fait de cours de création littéraire. Il y a des bases qui me manquent. Qui me « manquaient » vraiment. Notamment, le fameux schéma actanciel. 

 Sur le plan de la santé, vous le savez, ça ne va pas si bien. Ça veut donc dire que si j'ai envie d'écrire, un peu comme ce que j'ai fait pour Enthéos (mon dieu que ça fait longtemps !), je dois me donner des balises, des buts à atteindre. Du moins, un plan. Quitte à ne pas réussir parfaitement. Donc en décembre dernier, lorsque j'ai vu Le Pigeon décoiffé annoncer un atelier de trois heures, un samedi après-midi, je me suis dit : « On sera en 2019, début janvier. Pourquoi ne pas m'inscrire, et commencer mon année avec de bonnes bases ? » 

12 janvier. Mon amour me laisse à la porte de la Maison des Écrivains, face au Carré Saint-Louis. Nadia Gosselin m'accueille, moi et 17 autres aspirants auteurs. Après une brève présentation, nous plongeâmes dans un bon trois heures, top chrono, de conseils. 

Qu'en ai-je retiré ? Quelques feuilles (les fameux schémas !) et plein de notes dans mon cahier. Bref, je suis sortie de l'atelier très, très contente. Quand Nadia m'a demandé si ça avait valu la peine que je me déplace de Québec, je lui ai répondu : « Oui ».

Oh oui.

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Photo: Jonathan Kos-Reid