Stonehenge

Voici arrivé l’été, après un difficile hiver. Noir et désespéré. Puis un printemps de plus en plus ensoleillé, ponctué de violoncelle

J’ai voulu écrire ici souvent ces dernières semaines. Mais l’inspiration n’arrive pas jusqu’à me pousser au bout d’un billet. Quelques débuts de textes sont ainsi restés inachevés. Celui, notamment, sur la fin de mon « quart » de session… vécu avec 100% de pression.

J’ai survécu. Suis passée à travers la correction, qui m’a pris un temps fou. Parfois, découragée, je me remettais à envisager la session d’automne, alors que j’aurai le double de travail devant moi. La pile de travaux, deux fois plus longue… Puis, je me reprenais. Réentendais les conseils de ma psychologue. Ne pas me projeter dans l’avenir. Ne pas retomber dans l’anxiété. Contrôler mes pensées.

Une chose à la fois.

Hier, j’ai levé mon verre à ce nouveau solstice, en compagnie de mon amoureux pour qui les derniers mois ont exigé patience et abnégation. Et mon ado, qui me malmène mais que j’aime tellement. Et qui me le rend bien, malgré tout. Et mon Grand, jamais très loin.

Une demi-année. Un autre solstice.

Je continue mon suivi avec ma psychologue, au département de neuro-oncologie. Elle m’apporte un soutien extérieur, professionnel. Des outils à développer et à apprendre à utiliser pour redevenir autonome et ne plus avoir envie de me laisser couler sous la glace du fleuve comme en février.

Dans quelques jours, nous partons sur les routes américaines, en famille. De belles villes sur notre horaire. Beaucoup de marche, des musées, des paysages. Notre ami Jean au bout du chemin, en Caroline du Sud. De la chaleur à prévoir, mais ce n’est qu’un détail quand elle se mêle à la bonne humeur et l’amitié !

Bon été à tous !