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La radiothérapie continue. J'ai reçu mon douzième traitement. Je dois dormir un peu l'après-midi, mais parfois je réussis à passer une journée sans faire de sieste.

Mais je dois vous avouer quelque chose: quand j'ai dit que ça ne me dérangeait pas de perdre mes cheveux, je vous ai menti.

Bon. "Menti", c'est peut-être un peu fort, car j'ignorais totalement comment on se sent lorsqu'on passe ses doigts dans ses cheveux et qu'ils tombent en mèches. Maintenant que je le vis, j'avoue que c'est difficile. J'ai de gros cheveux épais, qui sont "moi". Mes cheveux, ils sont ce que je suis, sur le plan physique. (Oui, je sais, j'ai une personnalité qui n'a pas besoin que j'aie mes cheveux, mais là, je parle de ce que je vis et ressens.)

Quand ma Docteure Lumière m'a opérée, elle l'a fait sans enlever trop de cheveux. Elle m'avait fait une tresse, pour laisser seulement l'endroit où elle a coupé ma peau pour atteindre la tumeur. J'avais apprécié. Dès que j'ai eu les plaies guéries, ça ne paraissait plus. Je pouvais placer mes cheveux comme avant. Et même avec le type de chimio que je devais prendre, du Temodal, ça me faisait simplement une alopétie, un éclaircissement de ma chevelure, donc ma crinière fournie a bien pu tolérer la médication. 

Cette fois, je comprends combien c'est dur de voir ses cheveux tomber. La photo que j'ai mise pour ce billet est la quantité de cheveux que j'ai ramassée depuis vendredi. On est dimanche.

Alors j'ai une pensée pour toutes les femmes (oui, les hommes le vivent aussi, mais ce sont les femmes qui souffrent le plus de cette perte) qui ont perdu ou perdront leur crinière. Chimiothérapie, opération ou autre facteur qui a l'effet de faire perdre ses cheveux, je suis solidaire avec vous.

Et demain, j'entreprends ma troisième semaine!