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J'avais rendez-vous cet après-midi chez ma docteure Lumière, pour un suivi après les événements du 29 octobre

Ce qui ressort, c'est que la résonance magnétique passée durant mon hospitalisation montre une augmentation d'environ 3mm de la tumeur, vers l'arrière et un peu en avant, ce qui peut expliquer la crise de convulsion (ou les crises, car il semble que j'en ai refait une dans l'ambulance) que j'ai vécues. Mais on ne voit aucun rehaussement au gadolinium. Elle m'a donc prescrit une nouvelle résonance fonctionnelle (la dernière remonte à novembre 2014) pour aller voir comment se comportent mes zones de langage et éventuellement envisager de me réopérer. Il n'y a "pas le feu", mais c'est une option qu'on peut entrevoir. La tumeur a toujours bougé lentement et c'est ce qu'elle continue de faire. On pourrait donc décider d'une date qui fasse notre affaire, qu'on prévoie les choses sans surprise. Bref, c'est dans cet esprit que je dois me mettre. Sans grande joie, mais quand même avec confiance.

Ça a pourtant toujours été une éventualité. Je connais d'autres personnes qui ont été réopérées. Et moi, tant qu'on ne pourra pas enlever au complet ma tumeur, c'est une option qu'il me faudra peut-être envisager encore, tant qu'elle continuera à grossir. 

Et il y a aussi la chimiothérapie qui avait bien marché les deux premières fois qui peut être encore réessayée.

Pour le moment, donc, je suis en arrêt de travail au moins jusqu'en février. Je reverrai ma chirurgienne le 6 février, mais aussi le neurologue spécialisé en épilepsie, car il est aussi question qu'on revoie mes anticonvulsivants.

Et en rentrant, je suis passée aux ressources humaines du cégep pour porter les papiers de mon congé. Je suis bien remplacée, mes étudiants continueront leur session sans heurt. 

Demain, je vois ma psychologue. Ça nous fera plein de choses à discuter! Elle voulait d'ailleurs qu'on se parle de culpabilité...

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Photo: Monsieur Séguin, notre "nouveau" chat, endormi dans le soleil du matin.